Kominike laprès

L'ONU soutient Haïti pour la protection de l’environnement

5 jen 2017

  • L'ONU réitèrent leur soutien au pays dans ses efforts pour augmenter les bonnes pratiques environnementales.

À l'occasion de la Journée mondiale de l’environnement le 5 juin, les Nations Unies en Haïti réitèrent leur soutien au pays dans ses efforts pour augmenter les bonnes pratiques environnementales capables de freiner la dégradation accélérée de l’environnement, en répondant aux engagements d´Haïti pour les Objectifs de Développement Durable (ODD) à l´Horizon 2030 et à l’Accord de Paris sur les changements climatiques. Selon l´ONU, ces objectifs sont cruciaux pour renforcer la résilience des Haïtiens à travers une meilleure gestion des ressources et de l'adaptation aux phénomènes naturels. Cette année, le thème mondial pour la journée est « rapprocher les gens de la nature », ce qui souligne la nécessité de renforcer l'éducation pour la protection de la nature. À cet égard, différents entités de l’ONU, telles que le PNUE, la FAO, le PNUD et la MINUSTAH, organisent des activités de sensibilisation en collaboration avec les autorités Haïtiennes et des partenaires. « Les objectifs de développement durable et l’Accord de Paris sont beaucoup plus qu'un engagement d´Haïti avec une agenda des Nations Unies. Il s'agit de l'engagement d´Haïti avec ses enfants et ses petits-enfants pour un futur meilleure. Haïti s’est marqué comme objectif d’être un pays émergent d’ici 2030. C’est possible et l´ONU sera à côté d´Haïti dans ce chemin », a souligné le Coordonnateur Résident des Nations Unies en Haïti, El-Mostafa Benlamlih.    

Les experts des Nations Unies en Haïti attirent l'attention sur le fait qu’une gestion responsable de l'environnement au niveau institutionnel, l'aménagement du territoire et la protection environnementale au niveau communautaire sont indispensables pour le développement économique et social d´Haïti et pour la mise en place de l’ensemble des 17 Objectifs de Développement Durable, puisqu’ils sont tous interdépendants. En effet, la pollution et l'exploitation non durable des écosystèmes terrestres et marins affaiblissent les alternatives économiques (notamment le tourisme, l'agriculture, la pêche et l'énergie) et aggravent les risques de pauvreté extrême, les déficiences des systèmes d’accès à l'eau, d´ assainissement et de gestion des déchets, le risque de maladies hydriques, la pauvreté énergétique et la vulnérabilité de la population face aux désastres naturels. La biodiversité est aussi affectée, et 19% de l'ensemble des espèces sont menacées d'extinction en Haïti.     

Cette conjonction de facteurs s'ajoute aussi à l'urbanisation massive et sans contrôle dans des espaces à risques (notamment sur la côte) où les conditions adéquates ne sont pas réunies et qui ne respectent pas les normes de construction. Selon le rapport du PNUD sur les Objectifs du Millénaire en Haïti, la population habitant dans des maisons ne remplissant pas les conditions minimums (taudis) a presque doublé au cours des deux dernières décennies en Haïti et au moins 74% des ménages vivent dans ces espaces. Cette approche de protection de l'environnement est cruciale pour une récupération durable des zones affectées par l'ouragan Matthew en Octobre 2016.  

La déforestation est un des problèmes qui préoccupent le plus les experts des Nations Unies, puisqu'elle accélère l'érosion du sol et la baisse de la pluviométrie, facteurs liées aux 3 années de sécheresse exacerbée par le phénomène El Niño et par le changement climatique. Cette situation a entrainé la perte de jusqu'à 70% des récoltes, l'augmentation des prix des produits alimentaires de base et le manque d’opportunités de travail dans le secteur agricole, ainsi que l'augmentation du nombre de personnes en insécurité alimentaire en Haïti (3,6 millions dont 1,5 million souffrant d’insécurité alimentaire sévère),  Cette dégradation réduit aussi l'accès à l'eau dans un pays où 42% de la population haïtienne n'a toujours pas un accès sûr à l'eau potable et 72% ne disposent pas d'assainissement adéquat.

L´ONU souligne également que la couverture végétale est très faible en Haïti, même si le manque de données actualisées ne permet pas d’en déterminer avec exactitude le taux. Un des facteurs qui contribuent à la déforestation est l'abattage d'arbres pour la production de charbon, qui en 2012 était utilisé dans 92% des ménages haïtiens pour cuisinier. Selon la FAO, 10.000 sacs de charbon sont consommés par jour dans le pays.

De plus, l'érosion des sols augmente singulièrement la vulnérabilité des populations aux catastrophes naturelles, notamment aux cyclones, aux intempéries et aux séismes. 

Encore une fois, les études des Nations Unies alertent sur le fait que les femmes et les ménages les plus pauvres sont affectés de manière disproportionnée par la dégradation de l'environnement, notamment les ménages en milieu rural ayant une femme comme chef de ménage, puisqu'ils souffrent en priorité de la baisse des rendements agricoles causés par les conséquences de la déforestation.     .  



En réponse, les Nations Unies encouragent les efforts nationaux pour produire plus avec moins augmentant l'efficience, la  conservation des ressources naturelles et la restauration des terres dégradées à travers de meilleures pratiques agroforestières, environnementales et agro écologiques, ainsi que la conservation des variétés locales. Ces pratiques permettraient la réduction des pertes post-récoltes des produits agricoles (actuellement de l'ordre de 30-40 %, selon le Ministère de l´Agriculture MARNDR).

En dépit de la gravité de la situation, le Gouvernement haïtien appuyé par ses partenaires a mené des actions pour freiner la dégradation de l’environnement et mitiger les risques qui en découlent, telles que :  

  • La signature des conventions des Nations Unies comme le Corridor Biologique dans la Caraïbe (CBC), la  Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) et la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUC)
  • La création de nouvelles zones protégées dont les premières zones marines dans le Sud et dans le Nord
  • La délimitation des Parcs Nationaux de Macaya, La Visite et la Forêt des Pins
  • La création de la Reserve de Biosphère La Selle
  • La mise en place des structures de gestion des Aires Protégées comme l´Agence Nationale des Aires Protégées (ANAP) et le déploiement du Corps de Surveillance dans les Aires Protégées. 

Antite LONI ki ap patisipe nan inisyativ sa a

FAO
Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture
PNUE
Programme des Nations Unies pour l'environnement
PNUD
Programme des Nations Unies pour le développement

Objektif nou ap sipòte ak inisyativ sa a