Dernières actualités
Communiqué de presse
30 septembre 2026
Visite de Kamal Kishore en Haïti : les Nations Unies renouvellent leur engagement en faveur de la prévention et de la protection contre les catastrophes
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Allocution
28 septembre 2026
Atelier d'examen et de validation ministériels du Programme National de Stabilisation et de Relance Économique, Sociale et Territoriale (PNSREST) - Allocution de Nicole Boni Kouassi, DSRSG/Coordonnatrice résidente et humanitaire
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Communiqué de presse
28 septembre 2026
Vers l’adoption du Programme National de Stabilisation et de Relance Économique, Sociale et Territoriale (PNSREST)
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Les objectifs de développement durable en Haïti
Les objectifs de développement durable (ODD), également appelés objectifs globaux, constituent un appel universel à l'action visant à éliminer la pauvreté, à protéger la planète et à garantir à tous les peuples la paix et la prospérité. Ce sont aussi les objectifs de l'ONU en Haïti.
Publication
02 avril 2026
Rapport annuel des résultats 2025_EPNU: Les semences de l'Espoir - Construire l'avenir avec les fondations du présent
... Ce rapport reflète un effort collectif soutenu et vise à rendre compte des résultats obtenus en 2025 par l’EPNU, en mettant l’accent sur l’impact des interventions sur les populations. Malgré un environnement opérationnel et sécuritaire particulièrement contraignant, les équipes sont restées présentes, adaptant leurs modalités d’intervention pour répondre aux besoins des communautés, en cohérence avec le Cadre de coopération pour le développement durable 2023-2027, et en appui aux priorités définies par les autorités nationales dans le cadre de la période de transition. Les résultats obtenus traduisent des impacts concrets, notamment dans les domaines du développement, de la cohésion sociale et de l’action humanitaire.Le Bureau de la Coordonnatrice résidente et l’Equipe pays des Nations Unies (EPNU) en Haïti expriment sa profonde gratitude à l’ensemble des partenaires et acteurs qui œuvrent sans relâche pour accompagner Haïti dans ses efforts visant à assurer un relèvement économique durable, à renforcer la bonne gouvernance et la stabilité politique et institutionnelle, ainsi qu’à répondre efficacement aux crises et catastrophes multiples.
En 2025, grâce à l’engagement de chacune et chacun d’entre vous – autorités étatiques nationales, partenaires techniques et financiers, membres du personnel local et international, ainsi que les Volontaires des Nations Unies (VNU) –, l’action de l’Equipe de Pays des Nations, en Haïti a été visible, significative et porteuse d’impact pour les communautés que nous servons.
En vous témoignant cette gratitude, nous reconnaissons votre passion, votre engagement et vos vœux de voir Haïti se remettre sur les rails du développement durable et de la stabilité, tout en vous mobilisant pour plus d’actions et de synergie pour l’année 2026... Lisez le rapport complet ICI 👇
En 2025, grâce à l’engagement de chacune et chacun d’entre vous – autorités étatiques nationales, partenaires techniques et financiers, membres du personnel local et international, ainsi que les Volontaires des Nations Unies (VNU) –, l’action de l’Equipe de Pays des Nations, en Haïti a été visible, significative et porteuse d’impact pour les communautés que nous servons.
En vous témoignant cette gratitude, nous reconnaissons votre passion, votre engagement et vos vœux de voir Haïti se remettre sur les rails du développement durable et de la stabilité, tout en vous mobilisant pour plus d’actions et de synergie pour l’année 2026... Lisez le rapport complet ICI 👇
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Publication
04 septembre 2025
Analyse commune de pays (CCA) - Haïti - 2025
Lancé en mai 2024, le processus de mise à jour de l’Analyse commune de pays s’est appuyé sur une approche collaborative, mobilisant l’ensemble des entités du Système des Nations Unies afin d’affiner l’Analyse de 2022, en tenant compte des risques émergents pour identifier les leviers d’action en faveur d’une réponse intégrée et adaptée. Le texte couvre les données statistiques de la période d’octobre 2022 à mars 2025, de manière variable. Il inclut également de brèves références en notes de page à des évolutions majeures survenues entre mars et juin 2025. Ces faits seront pris en compte dans la prochaine mise à jour.Les échanges préparatoires en amont du travail d’analyse ont confirmé non seulement la persistance, mais aussi l’aggravation des défis identifiés en 2022, qu’il s’agisse de l’impunité, de la gouvernance défaillante, de l’exclusion économique ou des liens systémiques entre réseaux politiques, intérêts économiques et violence. Fait notoire, le phénomène de justice populaire, (communément appelé “bwa kale”), s’est intensifié suite aux évènements de 2024. Ces dynamiques ont continué à miner la cohésion nationale et à affaiblir la légitimité de l’État. Les indicateurs de pauvreté, d’insécurité alimentaire, de mobilité forcée, de destruction des services publics et de fragmentation institutionnelle ont atteint des niveaux critiques. Parallèlement, l’intensification des violences armées, la désagrégation de l’appareil sécuritaire, les tensions régionales croissantes, la multiplication des catastrophes naturelles et leurs effets différenciés sur les groupes vulnérables – notamment les femmes, les jeunes, les enfants et les personnes vivant avec un handicap – imposent une relecture des priorités stratégiques pour les Nations Unies.Dans ce contexte, cette mise à jour vise à offrir un diagnostic rigoureux et multidimensionnel, tout en constituant un socle analytique pour l’identification d’ajustements à la mise en œuvre du Plan-cadre de coopération des Nations Unies (UNSDCF) 2022-2027. Veuillez télécharger le fichier PDF pour accéder au contenu complet de l'Analyse
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Publication
20 avril 2023
Cadre de Coopération des Nations Unies pour le Développement Durable 2023-2027
Le Cadre de Coopération des Nations Unies pour le Développement Durable représente l’engagement collectif de l’ONU en Haïti afin d’accompagner les efforts du pays dans la réalisation de l’Agenda 2030 pour le développement durable et assurer une mise en œuvre du Programme Commun des Nations Unies ainsi que le Nouvel Agenda pour la Paix.
Le Cadre de Coopération des Nations Unies pour le Développement Durable est aligné sur les priorités du Plan Stratégique de Développement d’Haïti (PSDH) et sur la vision du Gouvernement visant à faire d’Haïti un pays émergent. Élaboré sur la base des principes de la réforme du Système des Nations Unies, ce Cadre de Coopération marque un nouvel élan dans le partenariat entre l’ONU et le Gouvernement pour la période 2023-2027. Il repose sur une vision partagée des défis et des opportunités du pays. Il s’aligne aussi sur les recommandations issues de l’Examen périodique universel (EPU) d’Haïti de 2022 et fait écho aux valeurs de justice, de liberté et de dignité portées par la Déclaration universelle des droits de l’homme.
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Communiqué de presse
28 septembre 2026
Vers l’adoption du Programme National de Stabilisation et de Relance Économique, Sociale et Territoriale (PNSREST)
Port-au-Prince, le 28 septembre 2026 – Le ministère de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE) a organisé, ce lundi, un atelier d’examen et de validation des orientations stratégiques du Programme National de Stabilisation et de Relance Économique, Sociale et Territoriale (PNSREST) 2026-2030, sous la présidence de la Dre Sandra PAULEMON, ministre de la Planification et de la Coopération Externe. Les ministres de l’Économie et des Finances, Monsieur Serge Gabriel Colin, du Commerce et de l’Industrie, Monsieur James Monazard, de la Condition féminine et des Droits de la Femme, Madame Pedrica Saint-Jean, de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural, Monsieur Marcelin Aubourg, des Affaires sociales et du Travail, Monsieur Marc-Elie Nelson, la Coordonnatrice résidente et humanitaire des Nations Unies, Madame Nicole Boni Kouassi, la Responsable des opérations de la Banque mondiale en Haïti, Région Amérique latine et Caraïbes, Madame Anne-Lucie Lefebvre, la Représentante du Groupe de la Banque Interaméricaine de Développement (BID), Madame Corinne Cathala, ainsi que les représentants de plusieurs entités du Système des Nations Unies, ont participé à cet atelier. Élaboré sous le leadership du Gouvernement d’Haïti, à travers le MPCE, et avec l’appui technique du Système des Nations Unies, le PNSREST constitue le cadre stratégique national de stabilisation et de relance pour la période 2026-2030. Il vise à rétablir la présence et les capacités des institutions publiques dans les territoires affectés par la crise, à restaurer l’accès aux services essentiels et à créer des opportunités économiques, y compris dans les zones impactées par les déplacements de population. Les groupes cibles comprennent notamment les femmes, et les jeunes, afin de produire rapidement des résultats concrets et visibles pour les populations. Le programme s’articule autour de huit piliers stratégiques interreliés :Gouvernance, sécurité et administration territoriale ;Relance économique et moyens de subsistance ;Services sociaux de base ;Infrastructures essentielles ;Environnement et gestion des risques ;Sécurité communautaire et retour durable ;Genre, protection et inclusion ;Pilotage, analyse et coordination.Le PNSREST met également l’accent sur des initiatives porteuses de croissance inclusive, capables de créer des emplois décents et de réduire les facteurs de vulnérabilité des communautés.« « L'ambition du Gouvernement est claire : passer d'une logique de réponse ponctuelle à une démarche structurée, coordonnée et durable, qui prépare dès aujourd'hui la relance du pays. La population haïtienne a fait preuve d'une résilience extraordinaire. Notre réponse doit être à la hauteur de ce courage. Le Programme visera à créer dans les zones d'accueil, et notamment hors de l'aire métropolitaine, les conditions qui permettront à ceux qui le souhaitent d'y rester durablement : des services, des emplois, de la sécurité. Et nous le ferons avec les collectivités locales, qui sont en première ligne. Le PNSREST est notre engagement collectif à ramener l'espoir là où il a disparu, à rétablir la présence de l'État là où elle s'est effacée, et à offrir à chaque Haïtienne et à chaque Haïtien, où qu'il vive, la perspective d'une vie digne et sûre. » Dre Sandra PAULEMON, Ministre de la Planification et de la Coopération externe« Pour les Nations Unies, ce programme appelle à un engagement collectif : renforcer l’alignement de nos interventions sur les priorités nationales, mieux articuler les contributions de nos agences et rendre compte ensemble des résultats obtenus. En ma qualité de Coordonnatrice résidente, j’en appelle à une mobilisation accrue des ressources, en collaboration étroite avec le Gouvernement et l’ensemble des partenaires ». Dre Nicole Boni KOUASSI, Coordonnatrice résidente et humanitaire des Nations Unies en HaïtiÀ la suite de la validation des orientations stratégiques par les ministres sectoriels, les prochaines étapes incluront des travaux techniques visant à affiner la définition des programmes sous les différents piliers, ainsi que des projets concrets à impact visible pour la population. La mobilisation du MPCE, du Système des Nations Unies, des institutions financières internationales ainsi que l’ensemble des partenaires techniques et financiers autour de ce cadre stratégique, contribuera à la stabilisation et au relèvement durable des communautés affectées par la crise. ***FIN***Communication MPCEBlondson Bachemy DELIENblondsonbatchmydelien@gmail.com(+509) 37 36 7979---------------------------------------------------------Communication Nations UniesJefferson BelizaireAssociate Development Coordination Officer – Programme Communications and Advocacyjefferson.belizaire@un.org (509) 36 12 8609
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Publication
22 mai 2025
Rapport annuel des résultats 2024 de l’Équipe Pays des Nations Unies en Haïti
L’année 2024 restera gravée dans nos mémoires comme une période d’épreuves et de résilience. Haïti a traversé une crise sans précédent, marquée par une situation économique toujours plus précaire et une insécurité galopante, affectant chaque aspect de la vie quotidienne. La violence des gangs armés a plongé des milliers de familles dans le deuil, la peur et a causé des déplacements forcés, exacerbant les vulnérabilités et menaçant les droits fondamentaux des populations, en particulier des femmes et des enfants.Dans cet environnement complexe, l’Équipe pays des Nations Unies a su s’adapter, innover et redoubler d’efforts pour continuer à soutenir les populations les plus touchées. Avec un engagement renouvelé, elle a mis en place des stratégies conciliant réponse humanitaire et actions de développement. Ainsi, nous avons renforcé des chaînes de valeur agricoles pour assurer une meilleure sécurité alimentaire, soutenu des structures éducatives et sanitaires, et intensifié nos actions en faveur de la protection de l’environnement et des paysages résilients. Parallèlement, nous avons appuyé des activités de plaidoyer initiées par des organisations de la société civile haïtienne en faveur des droits humains. Nous avons aussi contribué au renforcement de la justice dans un contexte en proie aux violences et aux exactions. Face à la crise humanitaire et sécuritaire, nous avons réaffirmé notre soutien aux autorités de transition dans leurs efforts de stabilisation et de renforcement des institutions démocratiques. Nos initiatives sont alignées sur les objectifs du «Pacte pour l’avenir» qui visent à favoriser une gouvernance inclusive et à poser les bases d’une paix durable. Dans ce cadre, le plaidoyer et l’accompagnement pour la tenue d’élections libres et transparentes ont constitué un axe d’intervention fondamental.Le renforcement de notre présence sur l’ensemble du territoire haïtien, et la collaboration accrue avec des organisations locales haïtiennes nous ont permis d’être plus efficace et de nous adapter face aux réalités complexes du terrain. Je vous invite, donc, à prendre connaissance des résultats présentés dans ce rapport de 2024, témoignant de la résilience et du courage du personnel des Nations Unies en Haïti, ainsi que de l’engagement de nos différents partenaires techniques et financiers qui continuent d’investir leurs efforts, pour donner de l’espoir aux Haïtiennes et Haïtiens, et parvenir à un pays économiquement fort, socialement juste, et politiquement stable et démocratique. Ulrika RichardsonCoordonnatrice résidenteCoordonnatrice humanitaire
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Histoire
26 août 2026
Célébration nationale de la Semaine de la consolidation de la paix 2026 en Haïti
Le 23 juin 2026, le Secrétariat du Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix en Haïti a organisé, à Pétion-Ville, une journée d’échanges et de dialogue dans le cadre de la première édition de la Semaine de la consolidation de la paix, tenue du 22 au 26 juin 2026 autour du thème : « Partenariat pour l’innovation, l’inclusion et l’impact ».Réunissant des membres du Système des Nations Unies en Haïti, des organisations de la société civile et des professionnels des médias, cette célébration visait à promouvoir des approches innovantes et inclusives et à accroître l’impact des efforts de prévention des conflits et de pérennisation de la paix en Haïti.Les échanges, lors de ce lancement de la Semaine de la consolidation de la paix, ont permis de mettre en lumière les enjeux ainsi que le rôle essentiel des médias et de la société civile dans la promotion d’une paix durable et inclusive en Haïti.Médias et société civile : des priorités concrètes pour la paixLes participants ont mis l’accent sur les enjeux liés à la citoyenneté et aux dynamiques communautaires, en soulignant la persistance des violences, les inégalités sociales et l’importance de renforcer l’engagement et la responsabilité citoyenne. Ils ont notamment mis l'accent sur l’expérience du projet "Jèn Yo La", mis en œuvre en partenariat avec l’UNESCO, le ministère de la Jeunesse, des Sports et de l’Action civique (MJSAC) et le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), qui a servi d’exemple concret pour illustrer les approches de promotion de la cohésion sociale et de la participation citoyenne.Le rôle des médias a également été identifié comme un levier essentiel de consolidation de la paix. Les discussions ont fait ressortir la nécessité d’adapter davantage les contenus et les approches médiatiques aux besoins des communautés, d’élargir les espaces d’expression des femmes, de renforcer les capacités des professionnels des médias et d’investir dans les infrastructures médiatiques. Les participants ont aussi proposé l’élaboration d’une charte de bonnes pratiques et un dialogue plus soutenu entre médias et populations locales.Des défis structurels au cœur des discussionsLes échanges ont par ailleurs mis en lumière l’importance des conflits fonciers et des dynamiques urbaines. Les participants ont relevé le poids de l’urbanisation précaire, des déplacements forcés sans solutions adéquates de relogement, ainsi que de la mauvaise répartition et de la parcellisation des terres dans l’aggravation des tensions sociales.Sur le plan de la gouvernance locale, les contributions ont appelé à créer davantage d’espaces de dialogue entre dirigeants et populations, à renforcer la transparence entre autorités et citoyens et à consolider les structures institutionnelles. L’idée d’un projet national impliquant les organisations de la société civile, afin de mutualiser les ressources et de maximiser l’impact des investissements du PBF, a également été avancée.Jeunesse, prévention de la violence et accès aux opportunitésFace à l’insécurité persistante dans les quartiers, plusieurs pistes programmatiques ont émergé : approfondir l’analyse des dynamiques communautaires, renforcer l’accompagnement des jeunes, consolider les approches de prévention de la violence et créer davantage d’opportunités économiques. Les participants ont également souligné l’importance de l’accès à l’éducation, de l’intégration systématique de la dimension genre et d’un meilleur accès aux services publics.Le sport a été évoqué comme un vecteur potentiel de cohésion sociale et de paix. Enfin, les échanges ont insisté sur la nécessité de créer des espaces de dialogue entre les jeunes et la Police nationale d’Haïti (PNH), tout en renforçant les relations entre la PNH et les organisations communautaires.Une mobilisation collective pour des solutions nationales et durablesAu-delà de la visibilité donnée aux interventions de consolidation de la paix, cette journée a constitué un espace de dialogue permettant de faire remonter les préoccupations et propositions des partenaires, des médias et de la société civile. Elle a ainsi contribué à rapprocher les institutions publiques, les Nations Unies, les partenaires et les communautés autour de priorités communes : inclusion, prévention de la violence, participation citoyenne, gouvernance locale, jeunesse et renforcement du lien de confiance entre les populations et les institutions.Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires, sociaux et institutionnels importants, la Semaine de la consolidation de la paix 2026 a rappelé que la construction d’une paix durable en Haïti repose sur des partenariats solides, une écoute active des communautés et des réponses adaptées aux réalités locales.
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Histoire
19 août 2026
En Haïti, l’économie bleue aide les communautés rurales à affronter les crises
L’économie bleue, qui s’appuie sur les ressources aquatiques et côtières pour créer de la croissance économique, génère chaque année près de 2 500 milliards d’USD à l’échelle mondiale. C’est l’équivalent de la septième économie mondiale. Couvrant un large éventail de secteurs, de la pêche et de l’aquaculture aux infrastructures côtières, au transport maritime et au tourisme, elle recèle un potentiel économique encore largement inexploité.Mais une économie bleue durable peut également offrir un puissant moteur de résilience, en particulier dans les petits États insulaires en développement (PEID). Des investissements bien conçus dans l’économie bleue permettent de diversifier les moyens d’existence, de renforcer les systèmes alimentaires locaux et de soutenir la gestion durable des écosystèmes côtiers et marins qui contribuent à atténuer les effets des chocs climatiques.C’est pourquoi 23% des projets soutenus par le FIDA comprennent des activités de pêche et aquaculture, 2,1 milliards d’USD ayant été investis depuis 2010. Les investissements du FIDA contribuent à stabiliser les revenus, à réduire les dommages des changements climatiques et à favoriser une croissance durable.En Haïti, un projet financé par le FIDA offre des enseignements précieux. Lancé en 2022, premier investissement du FIDA dans l’économie bleue en Amérique latine et Caraïbes, le Projet d’économie bleue inclusive (ou I-BE, son acronyme en anglais), doté de 26,6 millions d’USD et mis en œuvre par le Ministère de l’économie et des finances, démontre que renforcer l’économie bleue permet aux communautés rurales côtières de soutenir la croissance, même dans les contextes les plus fragiles.Un levier stratégique pour la résilienceDe nombreux obstacles entravent le développement économique des communautés côtières haïtiennes car l’insécurité persistante et l’instabilité politique perturbent les chaînes de valeur, augmentent les coûts d’accès aux marchés et poussent de nombreuses personnes à partir. Dans le même temps, ces territoires figurent aussi parmi les plus exposés du monde aux effets des changements climatiques.Dans ce contexte de fragilité, renforcer la résilience à long terme est essentiel. Le projet I-BE montre que des investissements dans l’économie bleue peuvent être une solution. Sur la côte nord du pays, le FIDA finance des infrastructures rurales essentielles ainsi que la revitalisation d’industries locales afin d’améliorer la résilience des populations, la sécurité alimentaire et l’autosuffisance.À mesure que les perspectives économiques s’ouvrent, le projet transforme également la manière dont les populations rurales côtières gèrent les ressources marines, afin que celles-ci continuent de soutenir les moyens d’existence pour les années à venir. Par exemple, I-BE installe actuellement des dispositifs de concentration de poissons en mer qui réduisent la pression de pêche sur les récifs coralliens côtiers déjà surexploités. Les pêcheurs locaux accroissent ainsi leurs prises et leurs revenus de façon durable.Dans la petite communauté côtière de Jacquezil, les habitants, quant à eux, travaillent ensemble à la restauration des mangroves avec l’appui du projet I-BE. Ces écosystèmes jouent le rôle de barrières naturelles contre la montée du niveau de la mer, contribuant à prévenir l’érosion côtière et à réduire les risques d’inondation. En offrant des zones de reproduction à la faune marine, ils soutiennent également les communautés de pêcheurs locales. À ce jour, six pépinières de mangroves couvrant une superficie totale d’environ 1 500 m² ont été mises en place, avec une production estimée à 117 000 plants.Guilène, 58 ans et mère de dix enfants, espère développer son activité et continuer à assurer l’avenir de sa famille. © FIDA/Galvany NicolasDe vendeurs de poisson à entrepreneursSur les rives de la baie de Fort-Liberté, le programme I-BE accompagne les petits vendeurs et vendeuses de poisson dans la transformation de leur activité de simple moyen d’existence en petite entreprise rentable en mesure de surmonter toutes sortes de crises. Nombre d’entre eux exerçaient leur métier depuis des décennies sans disposer des outils nécessaires pour transformer ce travail informel en activité commerciale viable.Au début de l’année 2026, près de 200 vendeurs et vendeuses de poisson ont franchi le pas grâce à un programme intensif de formation couvrant la gestion de petites entreprises, les techniques de vente, ainsi que les normes d’hygiène et de conservation des produits. Venant compléter leur longue expérience pratique, le projet les a formés à prendre des décisions économiques plus éclairées.Alors qu’ils travaillaient auparavant dans des conditions précaires et peinaient à conserver le poisson suffisamment longtemps pour qu’il arrive aux acheteurs, ils sont désormais prêts à diriger de petites entreprises appelées à croître et capables d’accéder à des marchés organisés. Les vendeurs et vendeuses locaux ne se considèrent plus comme de simples petits commerçants, mais comme des entrepreneurs construisant un avenir plus prospère.Ces vendeurs et vendeuses comptent parmi les plus de 23 000 participants ayant bénéficié des activités du projet I-BE depuis son lancement. Ce chiffre est appelé à presque quintupler d’ici 2028. Alors qu’Haïti continue de faire face à l’incertitude économique, aux chocs climatiques et à l’insécurité, le projet démontre comment l’économie bleue peut jeter les bases de communautés côtières plus résilientes.Grâce à la formation reçue, Nixon gère désormais mieux son activité et maîtrise les techniques de conservation des produits. © FIDA/Galvany Nicolas Cet article a été publié par FIDA: En Haïti, l’économie bleue aide les communautés rurales à affronter les crises
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Histoire
01 août 2026
Consolidation de la paix en Haïti : un Comité de Pilotage réaménagé pour renforcer l’impact du PBF
Port-au-Prince, 30 juillet 2026 – Le Gouvernement haïtien, à travers le ministère de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE), et le Système des Nations Unies en Haïti ont franchi une étape majeure dans le renforcement de la gouvernance du Fonds pour la consolidation de la paix (PBF) avec la tenue de la réunion inaugurale du Comité de Pilotage (CoPil) réaménagé et la signature officielle du Mémorandum encadrant son fonctionnement. La rencontre, organisée à l'hôtel Karibe, était coprésidée par Madame Sandra Paulemon, ministre de la Planification et de la Coopération Externe, et Madame Nicole Boni Kouassi, Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général, Coordonnatrice résidente et Coordonnatrice humanitaire des Nations Unies en Haïti. La réforme de ce Comité de Pilotage répond à la volonté commune du Gouvernement haïtien et des Nations Unies de disposer d'un cadre stratégique de gouvernance permettant de renforcer la régularité des rencontres ainsi que l’agilité dans le processus de prise de décisions. Conformément à ses Termes de référence, le CoPil constitue l'instance chargée d'assurer l'orientation stratégique, l'examen, l'endossement et le suivi des projets soutenus par le Fonds en Haïti. Au cours de la réunion, les membres ont procédé à l'endossement des Termes de référence du Comité de Pilotage, définissant sa composition, ses responsabilités et ses modalités de fonctionnement. Réunissant des représentants du Gouvernement, des Nations Unies, des partenaires techniques et financiers ainsi que de la société civile, le CoPil favorisera une prise de décision concertée et un dialogue stratégique autour des priorités de consolidation de la paix en Haïti. Les échanges ont également permis de faire le point sur les résultats du portefeuille du PBF mis en œuvre entre 2020 et 2026, d'identifier les principaux enseignements tirés des interventions et d'engager les discussions sur le processus de priorisation thématique qui orientera les futurs investissements du Fonds pour la période 2027-2028. Elles ont également été orientes vers l’analyse prospective des fragilités régionales, les prochaines étapes du processus ainsi que l'articulation des futures interventions avec les priorités nationales. Point culminant de la rencontre, la signature du Mémorandum du Comité de Pilotage a officiellement formalisé le cadre de gouvernance du PBF en Haïti. Ce document consacre l'engagement partagé du Gouvernement haïtien et du Système des Nations Unies à renforcer la coordination stratégique, l'appropriation nationale, la redevabilité et le suivi des investissements destinés à soutenir les efforts de consolidation de la paix dans le pays. En réformant la structure du Comité de Pilotage, le Gouvernement haïtien, les partenaires techniques et financiers et les Nations Unies réaffirment leur volonté de consolider leur partenariat en faveur d'une paix durable, en renforçant les mécanismes de gouvernance et d’orientation stratégique des initiatives soutenues par le Fonds pour la consolidation de la paix.Participants au comité de pilotage du PBFÀ cette rencontre ont pris part les membres du CoPil composé de Madame Sandra Paulemon, ministre de la Planification et de la Coopération externe; Monsieur Marc-Élie Nelson, ministre des Affaires sociales et du Travail ; Madame Nicole Boni Kouassi, Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général, Coordonnatrice résidente et Coordonnatrice humanitaire des Nations Unies en Haïti ; Monsieur Amos Auguste, Protecteur adjoint du Citoyen ; Son Excellence Monsieur Kazuhiko Nishiuchi, Ambassadeur du Japon en Haïti ; Madame Nina Astfalck, cheffe de la Coopération suisse en Haïti ; Eric Wagner de l`Ambassade d`Allemagne en Haïti, ainsi que des représentants du Système des Nations Unies, d’ONG internationales et locales. À propos du PBF : Présents en Haïti depuis 2018, avec un investissement d'environ 50 millions de dollars US, répartis sur deux périodes distinctes, dont la période d'éligibilité 2020-2024, les interventions du PBF [14 projets actifs] ciblent les priorités suivantes : désarmement et réduction de la violence communautaire (en mettant l'accent sur la violence des gangs armés) et sécurité électorale. Dans le cadre de la période supplémentaire de deux ans de prolongation de l'éligibilité (décembre 2026), le PBF entend soutenir l'offre pour continuer à appuyer les priorités nationales en matière de consolidation de la paix.Plus d’informations sur le PBF => Fonds pour la consolidation de la paix | COMMISSION DE CONSOLIDATION DE LA PAIX
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Histoire
31 juillet 2026
Haïti : le Comité de pilotage du Cadre de coopération des Nations Unies appelle à accélérer les résultats pour le développement durable
Sous la coprésidence de la ministre Sandra Paulémon du ministère de la Planification et de la Coopération externe (MPCE), et de la Dre Nicole Boni Kouassi, DSRSG/Coordonnatrice résidente et humanitaire des Nations Unies, le Comité de pilotage s’est réuni le 30 juillet 2026 afin d’évaluer l’état d’avancement du Plan-cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable en Haïti 2023-2027, désormais prolongé jusqu’en 2028 et communément appelé CF.Cette première réunion a permis de présenter les principaux résultats enregistrés depuis la signature du CF en 2023, avec un accent particulier sur les avancées réalisées en 2025. Elle a également offert un espace d’échange sur les défis liés à sa mise en œuvre et sur les perspectives à venir, dans un contexte haïtien particulièrement complexe où l’accélération des progrès vers les Objectifs de développement durable apparaît plus nécessaire que jamais.La tenue de cette réunion du COPIL marque une étape importante dans le renforcement de la coordination entre les autorités nationales et le Système des Nations Unies. Elle constitue également un jalon essentiel pour consolider et systématiser la gouvernance stratégique des actions de développement, en complément des priorités opérationnelles et humanitaires engagées en Haïti.À l’issue de ce COPIL, les participants ont validé le cadrage programmatique pour l’extension du CF jusqu'au 31 décembre 2028, afin d'assurer la continuité de l'appui des Nations Unies aux priorités nationales.Dans ses propos de clôture, la DSRSG/RC/HC a salué l’engagement et le leadership des autorités nationales, en particulier celui de la ministre du MPCE : « Je tiens à saluer l’engagement de la ministre Sandra Paulémon, qui a contribué à instaurer un cadre de travail renforçant la coordination des actions de développement et à inscrire davantage Haïti dans les discussions sur le développement durable, au-delà des seules réponses aux crises humanitaires et sécuritaires. »Pour sa part, la ministre Sandra Paulémon a indiqué qu’Haïti a manifesté sa volonté de soumettre son Rapport national volontaire sur les Objectifs de développement durable pour l’année 2027. Elle a également exprimé l’espoir que la validation du cadrage programmatique marque une nouvelle étape dans la poursuite des actions engagées en faveur de l’Agenda 2030 : « J’espère que l’extension du Cadre de coopération se traduira par une extension des actions, de la cohérence et des résultats. »Participants au Comité de pilotageÉtaient aussi présents les ministres des Affaires étrangères et des Cultes (S.E. Madame Raina Forbin), de l’Intérieur et des Collectivités territoriales (M. Paul Antoine Bien-Aimé), des Affaires sociales et du Travail (M. Marc-Elie Nelson), de la Condition féminine et des Droits de la Femme (Madame Pedrica Saint-Jean), du Commerce et de l’Industrie (M. James Monazard), de l’Ambassadeur du Brésil (S.E.M. Luís Guilherme Nascentes da Silva), des représentants des coopérations du Canada, de la Suisse, de l’Union Européenne, de l’Espagne, des Chefs des agences des Nations Unies, ainsi que des représentants d’ONG internationale et locale. À propos du CFLe Cadre de Coopération des Nations Unies pour le Développement Durable représente l’engagement collectif de l’ONU en Haïti afin d’accompagner les efforts du pays dans la réalisation de l’Agenda 2030 pour le développement durable et assurer une mise en œuvre du Programme Commun des Nations Unies ainsi que le Nouvel Agenda pour la Paix. Le Cadre de Coopération des Nations Unies pour le Développement Durable est aligné sur les priorités du Plan Stratégique de Développement d’Haïti (PSDH) et sur la vision du Gouvernement visant à faire d’Haïti un pays émergent. (Document complet à télécharger ici => Cadre de Coopération des Nations Unies pour le Développement Durable 2023-2027 Le Plan-cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable
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Histoire
30 avril 2026
Visite de la Princesse Sarah Zeid en Haïti - Communiqué de presse du Bureau de la Coordonnatrice résidente des Nations Unies en Haïti
Son Altesse Royale la Princesse Sarah Zeid conclut une mission de haut niveau des Nations Unies en Haïti, appelant à un investissement accru dans la santé maternelle et néonatale, les repas scolaires, ainsi que pour la résilience et les opportunités économiques des femmes.Les femmes haïtiennes jouent un rôle central dans la sécurité alimentaire et les revenus familiaux, mais elles sont de plus en plus confrontées à la violence et à l’érosion de leurs moyens de subsistance.Un investissement intégré, de la petite enfance à l’adolescence puis à l’âge adulte, est essentiel pour la relance d’Haïti.La mise en place d’un fonds stratégique dédié est proposée afin de renforcer les efforts coordonnés de mobilisation des ressources, et de garantir un soutien intégré à la santé maternelle et infantile, à la nutrition, à l’éducation, à la protection sociale ainsi qu’aux moyens de subsistance.PORT-AU-PRINCE, Haïti – La Princesse Sarah Zeid a conclu une mission de quatre jours en Haïti par un appel fort à une action urgente afin de répondre à l’aggravation de la crise humanitaire et alimentaire du pays, en renforçant le soutien aux femmes, moteurs essentiels de la relance.Cette visite de plaidoyer de haut niveau, organisée par Nicole Boni Kouassi, Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies/Coordonnatrice résidente/Coordonnatrice humanitaire, et facilitée par le Programme Alimentaire Mondial sous la direction de la Directrice pays Wanja Kaaria, visait à mobiliser l’engagement national et international, accroître les financements et promouvoir des solutions politiques qui placent la santé maternelle et néonatale, la sécurité alimentaire et l’autonomisation des femmes haïtiennes, pilier de l’économie informelle du pays, au centre des priorités.Princesse Sarah est la Conseillère spéciale pour l’Initiative du Coordonnateur des secours d’urgence des Nations Unies sur la santé maternelle et néonatale en situation de crise, où elle met en lumière la condition des mères et des bébés vivant dans les zones les plus touchées, veillant à ce qu’ils ne soient pas oubliés dans les réponses humanitaires et d’urgence. Elle défend depuis de nombreuses années la santé et le bien-être des mères et des enfants dans tous les contextes.En Haïti, la montée de la violence, l’effondrement économique, les déplacements massifs et la défaillance des services publics ont plongé le pays dans une urgence humanitaire critique. Plus de 6,4 millions de personnes ont besoin d’assistance humanitaire et plus de la moitié des Haïtiens sont confrontés à une insécurité alimentaire aiguë, les femmes et les enfants étant les plus touchés.« Les femmes sont la colonne vertébrale de la relance en Haïti. L’avenir des enfants dépend du bien-être et de l’autonomisation économique des femmes », a réaffirmé la Princesse Sarah lors de ses rencontres avec des responsables haïtiens, des travailleurs humanitaires et des communautés affectées. « Investir dans les femmes n’est pas de la charité, c’est la pierre angulaire de l’avenir d’Haïti, qui se traduira par une meilleure nutrition, une meilleure éducation et une meilleure protection pour les enfants, afin qu’ils puissent survivre, grandir, apprendre et s’épanouir. »Au cœur de l’agenda de plaidoyer figure la reconnaissance que des investissements soutenus, de la grossesse à l’adolescence, dans la santé, l’éducation et la nutrition, sont essentiels pour façonner l’avenir des enfants. La visite a mis en évidence que ce parcours repose largement sur les femmes, qui continuent de porter les ménages et les communautés entières malgré l’insécurité croissante et la marginalisation économique.« Nous devons travailler ensemble de toute urgence pour soutenir les femmes dans la réalisation de changements vitaux, garantir la santé maternelle et infantile, une nutrition adéquate, l’accès à l’éducation, aux soins de santé et aux services pour les enfants, les femmes et les survivantes de violences basées sur le genre. Ces actions doivent s’inscrire dans la continuité des efforts de prise en charge et de facilitation de l’accès aux services sociaux, et ouvrent la voie à des progrès durables pour les familles, restaurent les moyens de subsistance, autonomisent les femmes économiquement et créent de la stabilité pour les communautés », a déclaré Nicole Boni Kouassi, Coordonnatrice résidente et humanitaire des Nations Unies.La mission s’est conclue par une déclaration appelant les donateurs internationaux, les gouvernements et les partenaires du secteur privé à se mobiliser aux côtés d’Haïti en ce moment décisif. Les propositions incluent la mise en place d’un mécanisme dédié au sein du fonds stratégique envisagé, afin de financer la relance économique des femmes, tout en développant des partenariats innovants pour renforcer le plaidoyer et garantir des ressources durables au bénéfice des femmes et des enfants haïtiens.
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Communiqué de presse
30 septembre 2026
Visite de Kamal Kishore en Haïti : les Nations Unies renouvellent leur engagement en faveur de la prévention et de la protection contre les catastrophes
M. Kamal Kishore, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe et Chef du Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNDRR), a effectué une visite officielle en Haïti les 22 et 23 septembre 2026. Cette mission de haut niveau avait pour objectif de renforcer le dialogue avec les autorités nationales, les partenaires internationaux et le système des Nations Unies autour des priorités du pays en matière de prévention, de préparation et de réduction des risques de catastrophe.Au cours de son séjour, M. Kishore s’est entretenu avec le ministre de l’Intérieur et des Collectivités territoriales, M. Paul Antoine Bien-Aimé, accompagné du Directeur général de la Protection civile, M. Emmanuel Pierre. Il a également échangé avec des partenaires de la coopération internationale ainsi qu’avec l’Équipe pays des Nations Unies en Haïti. Ces rencontres ont permis de partager les avancées réalisées, d’examiner les défis persistants et de réaffirmer la nécessité d’une action coordonnée pour mieux protéger les populations et les territoires exposés.La mission a également mis en lumière les enseignements tirés du travail conduit à Cap-Haïtien dans le cadre de l’initiative Making Cities Resilient 2030, avec l’appui de l’UNDRR, de l’UNESCO et de la Direction générale de la Protection civile. Cette démarche a permis d’identifier des besoins en matière de financement, de protection des infrastructures critiques, de préparation et d’inclusion des communautés, tout en renforçant le dialogue entre les autorités municipales et les institutions nationales.Dans un contexte marqué par la persistance des crises humanitaire et sécuritaire, la visite de M. Kishore traduit la reconnaissance des efforts soutenus engagés par Haïti pour renforcer la prévention et la préparation aux catastrophes, notamment à travers la mise en œuvre de la feuille de route nationale de l’initiative « Alertes précoces pour tous » (Early Warnings for All – EW4All). Lors de l'ouragan Melissa, les systèmes d'alerte précoce et les mécanismes d'action anticipative ont fonctionné, alors même que l'investissement dans l'action anticipative représentait moins de 2 % de l'aide humanitaire totale. Malgré les contraintes qui pèsent sur les institutions et les communautés, ces avancées témoignent de la volonté du pays de poursuivre le renforcement de ses capacités de résilience. "Haïti a démontré que la prévention porte ses fruits. La prochaine étape consiste à s'appuyer sur ces avancées et à faire de la réduction des risques de catastrophe une composante de tout ce que nous entreprenons dans le pays, de l'action humanitaire au développement et à la consolidation de la paix. Anticiper les impacts, avant qu'ils ne surviennent, est la meilleure façon de protéger les communautés, leurs écoles, leurs hôpitaux et leurs moyens de subsistance", a déclaré M. Kishore. La visite confirme également l’engagement de l’UNDRR à accompagner Haïti dans l’application du Cadre d’action de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe 2015-2030. Dans cette perspective, un appel a été adressé au ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales afin de poursuivre les démarches entreprises, notamment celles relatives au financement auprès du Fonds vert pour le climat, en coordination avec le ministère de l’Environnement.Le plan national de mise en œuvre pour la période 2024-2027 couvre les quatre piliers des systèmes d’alerte précoce sous la coordination de la Direction générale de la Protection civile. Parmi les avancées enregistrées figurent les premiers tests d’alertes mobiles. L’UNDRR poursuit par ailleurs sa coopération avec la DGPC, le Centre national de l’information géospatiale et l’Unité hydrométéorologique afin d’améliorer la qualité, le partage et l’utilisation des données sur les risques.Les échanges ont permis de faire le point sur les besoins, les priorités et les vulnérabilités auxquels Haïti demeure confronté, en particulier face aux risques climatiques et aux catastrophes naturelles. Parmi les préoccupations immédiates figure le déficit pluviométrique lié au phénomène El Niño qui, selon le ministère de l'Agriculture, pourrait réduire les rendements agricoles et aggraver l'insécurité alimentaire. Ils ont aussi permis de réaffirmer l’engagement des Nations Unies, et plus particulièrement de l’UNDRR, à soutenir le renforcement des capacités institutionnelles, l’amélioration de la gouvernance et du partage des données sur les risques ainsi que le déploiement envisagé de DELTA Resilience. Cet outil contribuerait à consolider les données relatives aux pertes causées par les catastrophes et à mieux éclairer les évaluations des risques, les prévisions fondées sur les impacts et les décisions d’investissement. Au terme de sa visite, M. Kamal Kishore, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe, a réaffirmé la détermination des Nations Unies à poursuivre leur appui aux autorités haïtiennes et à leurs partenaires. Cet engagement vise à accompagner durablement les efforts nationaux de prévention, de préparation et de réduction des risques de catastrophe, tout en contribuant au renforcement de la résilience des institutions, des territoires et des communautés.***FIN*** Contact médiaLuis Burón BarahonaAssistant en communication et information publiqueUNDRR – Bureau régional pour les Amériques et les Caraïbesluis.buronbarahona@un.org Jefferson BelizaireAssociate Development Coordination OfficerProgramme Communications and Advocacy – Nations Unies Haïtijefferson.belizaire@un.org | (509) 36 12 8609
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Communiqué de presse
07 septembre 2026
Haïti : Inauguration d’écoles résilientes pour la rentrée scolaire — L’UNESCO, l’UNOPS et le Gouvernement s’unissent pour bâtir un modèle éducatif durable face au changement climatique
Ennery, Haïti – 7 septembre 2026 – À l’occasion de la rentrée scolaire, l’UNESCO et l’UNOPS annoncent l’inauguration d’établissements scolaires rénovés et plus résistants au changement climatique dans les départements du Nord et de l’Artibonite. Financée par le Fonds d’Adaptation des Nations Unies, cette initiative conjointe vise à renforcer la résilience du système éducatif haïtien face aux risques naturels et climatiques extrêmes.Travaux d’infrastructure mis en oeuvre dans 8 établissements scolaires du Nord et de l’Artibonite.Plus de 4 950 élèves et enseignants bénéficiant désormais d’espaces d’apprentissage sûrs, inclusifs et durables.Renforcement structurel, installations sanitaires décentes, accessibilité PMR, accès à l’énergie solaire, et équipements de protection.Des infrastructures à double usage : les bâtiments rénovés sont conçus pour servir de refuges communautaires d'urgence en cas de crise cyclonique.Une alliance stratégique entre expertises nationales et internationalesCe projet, intitulé « Mise en oeuvre de mesures d'adaptation au changement climatique et de réduction des risques de catastrophe pour les établissements scolaires en Haïti », concrétise la synergie d'action entre le Gouvernement haïtien et le système des Nations Unies : Le Gouvernement d'Haïti (MENFP & MDE) : assure le leadership institutionnel et politique, garantissant l'intégration complète de la gestion des risques de catastrophe dans la politique éducative nationale.Le Fonds d’Adaptation : apporte le financement multilatéral stratégique dédié à la protection des populations les plus vulnérables aux impacts du changement climatique.L’UNESCO (Organisme d'exécution) : forte de son mandat historique mondial en matière de gouvernance éducative, d'élaboration de politiques publiques et de résilience des infrastructures scolaires, l'UNESCO pilote le projet. Elle apporte son expertise dans la planification globale, la formation des acteurs éducatifs et la sensibilisation communautaire.L’UNOPS (Partenaire technique) : met à profit sa rigueur opérationnelle et son expertise internationale en ingénierie et gestion d'infrastructures pour exécuter des travaux qui respectent les normes les plus rigoureuses, assurant non seulement la protection physique des bâtiments, mais aussi leur pérennité face aux vulnérabilités environnementales croissantes du pays.Une approche méthodologique innovante : Le diagnostic VISUSPour garantir un impact durable, le projet s'est appuyé sur la méthodologie VISUS (Visual Inspection for defining Safety Upgrading Strategies), développée par la Chaire UNESCO de la Sécurité des Infrastructures de l'Université d'Udine (Italie).Déployée dès le lancement du projet, la méthodologie VISUS a permis d'effectuer un diagnostic scientifique, visuel et multirisques approfondi de chaque bâtiment. Cette évaluation rigoureuse a rendu l'identification possible, précisément les vulnérabilités structurelles et non structurelles des écoles, guidant ainsi la conception d'interventions d'ingénierie ciblées et l'optimisation des ressources financières du Fonds d'Adaptation.Une réponse globale : de l'ingénierie au renforcement communautaireExécuté d'octobre 2022 à décembre 2026, le projet s'articule autour de trois piliers indissociables : L'évaluation scientifique des risques : diagnostic systématique du parc scolaire via l'outil VISUS.Des infrastructures durables et autonomes : rénovation de bâtiments par l'UNOPS, renforcée par l'installation de systèmes solaires, pompes solaires et points de lavage des mains pour garantir la continuité pédagogique, l'accès à l'eau potable et l'hygiène. Le renforcement des capacités et l'institutionnalisation :Au niveau institutionnel : Formation de 20 cadres de la Direction du Génie Scolaire (DGS) aux techniques de construction sûre, et élaboration conjointe (MENFP, MDE, DGPC, UNESCO) d'un module national de formation en GRD, servant désormais de document de référence pour le secteur éducatif haïtien.Au niveau communautaire : Réactivation et formation de 400 enseignants et 100 membres de conseils d’écoles à la gestion des risques, sensibilisation de plus de 10 000 élèves à la protection de l'environnement, et organisation d'exercices de simulation d'urgence. Déclarations des partenaires
« La gouvernance éducative moderne ne peut plus être dissociée de la gestion des risques climatiques. Conformément au mandat de l'UNESCO, garantir le droit à l'éducation signifie d'abord garantir un cadre d'apprentissage sûr et protecteur. Grâce à la science, à la méthodologie VISUS et au partenariat avec le Fonds d'Adaptation, le MENFP et l'UNOPS, nous ne reconstruisons pas seulement des murs : nous renforçons la capacité d'adaptation de toute une communauté éducative face aux aléas du climat. » — Eric Voli Bi, Représentant résident de l'UNESCO en Haïti« La transformation de ces écoles représente bien plus qu'une simple amélioration physique ; c'est un investissement direct dans l'avenir des enfants d'Haïti. En intégrant des mesures d'adaptation au changement climatique, telles que la gestion de l'eau et l'énergie solaire, nous créons des environnements qui non seulement facilitent l'apprentissage, mais fonctionnent également comme des centres sûrs pour la communauté dans les moments critiques. Ce projet témoigne de ce que nous pouvons accomplir grâce à la coopération internationale et à un engagement en faveur d'infrastructures résilientes. » — Dabagai Dabagai, Directrice et Représentante de l'UNOPS en HaïtiUn engagement vers les Objectifs de Développement Durable (ODD)Cette initiative conjointe s’aligne directement sur les engagements internationaux d’Haïti en faveur des ODD de l’Agenda 2030, notamment l'ODD 4 (Éducation de qualité), l'ODD 7 (Énergie propre et d'un coût abordable), l'ODD 9 (Industrie, innovation et infrastructure) et l'ODD 13 (Lutte contre les changements climatiques).
À propos de l’UNOPS : L’UNOPS fournit des solutions concrètes dans les domaines de la paix et de la sécurité, des opérations humanitaires et des activités de développement. Nous aidons les Organisations des Nations Unies, les gouvernements et d’autres partenaires à gérer des projets et à fournir des infrastructures durables et des services d’achat à travers le monde. Pour en savoir plus: www.unops.orgÀ propos de l’UNESCO :Avec 194 États membres, l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture contribue à la paix et au rapprochement des peuples en promouvant la coopération multilatérale dans les domaines de l’éducation, de la science, de la culture, de la communication et de l’information. Basée à Paris, l’UNESCO dispose de bureaux dans 53 pays et emploie plus de 2 500 personnes. L’UNESCO coordonne plus de 2 260 sites du patrimoine mondial, réserves de biosphère et géoparcs mondiaux ; des réseaux de plus de 1 500 villes créatives, apprenantes, inclusives et durables ; ainsi que plus de 13 000 écoles associées, chaires universitaires, centres de formation et de recherche, avec un réseau mondial de 201 commissions nationales. Son Directeur général est Khaled El-Enany. Pour en savoir plus: https://www.unesco.org/
Contact UNOPS: Marie-France PROVENCHER, Chef de Projet, Portefeuille Education / mariefrancep@unops.org Contact UNESCO:Violine THELUSMA, Chargée de Communication / v.thelusma@unesco.org
« La gouvernance éducative moderne ne peut plus être dissociée de la gestion des risques climatiques. Conformément au mandat de l'UNESCO, garantir le droit à l'éducation signifie d'abord garantir un cadre d'apprentissage sûr et protecteur. Grâce à la science, à la méthodologie VISUS et au partenariat avec le Fonds d'Adaptation, le MENFP et l'UNOPS, nous ne reconstruisons pas seulement des murs : nous renforçons la capacité d'adaptation de toute une communauté éducative face aux aléas du climat. » — Eric Voli Bi, Représentant résident de l'UNESCO en Haïti« La transformation de ces écoles représente bien plus qu'une simple amélioration physique ; c'est un investissement direct dans l'avenir des enfants d'Haïti. En intégrant des mesures d'adaptation au changement climatique, telles que la gestion de l'eau et l'énergie solaire, nous créons des environnements qui non seulement facilitent l'apprentissage, mais fonctionnent également comme des centres sûrs pour la communauté dans les moments critiques. Ce projet témoigne de ce que nous pouvons accomplir grâce à la coopération internationale et à un engagement en faveur d'infrastructures résilientes. » — Dabagai Dabagai, Directrice et Représentante de l'UNOPS en HaïtiUn engagement vers les Objectifs de Développement Durable (ODD)Cette initiative conjointe s’aligne directement sur les engagements internationaux d’Haïti en faveur des ODD de l’Agenda 2030, notamment l'ODD 4 (Éducation de qualité), l'ODD 7 (Énergie propre et d'un coût abordable), l'ODD 9 (Industrie, innovation et infrastructure) et l'ODD 13 (Lutte contre les changements climatiques).
À propos de l’UNOPS : L’UNOPS fournit des solutions concrètes dans les domaines de la paix et de la sécurité, des opérations humanitaires et des activités de développement. Nous aidons les Organisations des Nations Unies, les gouvernements et d’autres partenaires à gérer des projets et à fournir des infrastructures durables et des services d’achat à travers le monde. Pour en savoir plus: www.unops.orgÀ propos de l’UNESCO :Avec 194 États membres, l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture contribue à la paix et au rapprochement des peuples en promouvant la coopération multilatérale dans les domaines de l’éducation, de la science, de la culture, de la communication et de l’information. Basée à Paris, l’UNESCO dispose de bureaux dans 53 pays et emploie plus de 2 500 personnes. L’UNESCO coordonne plus de 2 260 sites du patrimoine mondial, réserves de biosphère et géoparcs mondiaux ; des réseaux de plus de 1 500 villes créatives, apprenantes, inclusives et durables ; ainsi que plus de 13 000 écoles associées, chaires universitaires, centres de formation et de recherche, avec un réseau mondial de 201 commissions nationales. Son Directeur général est Khaled El-Enany. Pour en savoir plus: https://www.unesco.org/
Contact UNOPS: Marie-France PROVENCHER, Chef de Projet, Portefeuille Education / mariefrancep@unops.org Contact UNESCO:Violine THELUSMA, Chargée de Communication / v.thelusma@unesco.org
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Communiqué de presse
30 avril 2026
Visite de la Princesse Sarah Zeid en Haïti - Communiqué de presse du Bureau de la Coordonnatrice résidente des Nations Unies en Haïti
En Haïti, la Princesse Sarah défend le bien-être des enfants et l’autonomisation des femmes comme moteur de la relanceSon Altesse Royale la Princesse Sarah Zeid conclut une mission de haut niveau des Nations Unies en Haïti, appelant à un investissement accru dans la santé maternelle et néonatale, les repas scolaires, ainsi que pour la résilience et les opportunités économiques des femmes.Les femmes haïtiennes jouent un rôle central dans la sécurité alimentaire et les revenus familiaux, mais elles sont de plus en plus confrontées à la violence et à l’érosion de leurs moyens de subsistance.Un investissement intégré, de la petite enfance à l’adolescence puis à l’âge adulte, est essentiel pour la relance d’Haïti.La mise en place d’un fonds stratégique dédié est proposée afin de renforcer les efforts coordonnés de mobilisation des ressources, et de garantir un soutien intégré à la santé maternelle et infantile, à la nutrition, à l’éducation, à la protection sociale ainsi qu’aux moyens de subsistance.PORT-AU-PRINCE, Haïti – La Princesse Sarah Zeid a conclu une mission de quatre jours en Haïti par un appel fort à une action urgente afin de répondre à l’aggravation de la crise humanitaire et alimentaire du pays, en renforçant le soutien aux femmes, moteurs essentiels de la relance.Cette visite de plaidoyer de haut niveau, organisée par Nicole Boni Kouassi, Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies/Coordonnatrice résidente/Coordonnatrice humanitaire, et facilitée par le Programme Alimentaire Mondial sous la direction de la Directrice pays Wanja Kaaria, visait à mobiliser l’engagement national et international, accroître les financements et promouvoir des solutions politiques qui placent la santé maternelle et néonatale, la sécurité alimentaire et l’autonomisation des femmes haïtiennes, pilier de l’économie informelle du pays, au centre des priorités.Princesse Sarah est la Conseillère spéciale pour l’Initiative du Coordonnateur des secours d’urgence des Nations Unies sur la santé maternelle et néonatale en situation de crise, où elle met en lumière la condition des mères et des bébés vivant dans les zones les plus touchées, veillant à ce qu’ils ne soient pas oubliés dans les réponses humanitaires et d’urgence. Elle défend depuis de nombreuses années la santé et le bien-être des mères et des enfants dans tous les contextes.En Haïti, la montée de la violence, l’effondrement économique, les déplacements massifs et la défaillance des services publics ont plongé le pays dans une urgence humanitaire critique. Plus de 6,4 millions de personnes ont besoin d’assistance humanitaire et plus de la moitié des Haïtiens sont confrontés à une insécurité alimentaire aiguë, les femmes et les enfants étant les plus touchés.« Les femmes sont la colonne vertébrale de la relance en Haïti. L’avenir des enfants dépend du bien-être et de l’autonomisation économique des femmes », a réaffirmé la Princesse Sarah lors de ses rencontres avec des responsables haïtiens, des travailleurs humanitaires et des communautés affectées. « Investir dans les femmes n’est pas de la charité, c’est la pierre angulaire de l’avenir d’Haïti, qui se traduira par une meilleure nutrition, une meilleure éducation et une meilleure protection pour les enfants, afin qu’ils puissent survivre, grandir, apprendre et s’épanouir. »Au cœur de l’agenda de plaidoyer figure la reconnaissance que des investissements soutenus, de la grossesse à l’adolescence, dans la santé, l’éducation et la nutrition, sont essentiels pour façonner l’avenir des enfants. La visite a mis en évidence que ce parcours repose largement sur les femmes, qui continuent de porter les ménages et les communautés entières malgré l’insécurité croissante et la marginalisation économique.« Nous devons travailler ensemble de toute urgence pour soutenir les femmes dans la réalisation de changements vitaux, garantir la santé maternelle et infantile, une nutrition adéquate, l’accès à l’éducation, aux soins de santé et aux services pour les enfants, les femmes et les survivantes de violences basées sur le genre. Ces actions doivent s’inscrire dans la continuité des efforts de prise en charge et de facilitation de l’accès aux services sociaux, et ouvrent la voie à des progrès durables pour les familles, restaurent les moyens de subsistance, autonomisent les femmes économiquement et créent de la stabilité pour les communautés », a déclaré Nicole Boni Kouassi, Coordonnatrice résidente et humanitaire des Nations Unies.La mission s’est conclue par une déclaration appelant les donateurs internationaux, les gouvernements et les partenaires du secteur privé à se mobiliser aux côtés d’Haïti en ce moment décisif. Les propositions incluent la mise en place d’un mécanisme dédié au sein du fonds stratégique envisagé, afin de financer la relance économique des femmes, tout en développant des partenariats innovants pour renforcer le plaidoyer et garantir des ressources durables au bénéfice des femmes et des enfants haïtiens.
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Communiqué de presse
13 avril 2026
Drame à la Citadelle Laferrière : Communiqué du Bureau de la Coordonnatrice résidente et humanitaire
Port-au-Prince, 13 avril 2026. - Le Bureau de la Coordonnatrice résidente et humanitaire des Nations Unies en Haïti exprime sa profonde tristesse à la suite du drame survenu à la Citadelle Laferrière le 11 avril 2026. Selon le dernier bilan provisoire communiqué par le ministère de la Culture et de la Communication, un mouvement de foule a causé la mort d’une trentaine de personnes et fait plusieurs dizaines de blessés.Par la voix de la Coordonnatrice résidente et humanitaire, Mme Nicole Boni Kouassi, le Bureau en Haïti adresse ses plus sincères condoléances aux familles endeuillées. Il exprime également sa solidarité avec le Gouvernement d’Haïti et avec l’ensemble du peuple haïtien.Le Bureau de la Coordonnatrice résidente et humanitaire des Nations Unies s’incline avec respect devant la mémoire des victimes et appelle à ce que les survivants bénéficient de soins appropriés et d’un accompagnement adéquat. Il réaffirme son engagement à continuer d’accompagner Haïti en cette période particulièrement difficile, qui s’inscrit dans un contexte marqué par des crises multiples, persistantes et éprouvantes.*FIN*
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Communiqué de presse
08 mars 2026
Journée internationale des femmes 2026 - Communiqué conjoint des Nations Unies en Haïti
Port-au-Prince, 8 mars 2026.- À l'occasion de la Journée internationale des femmes 2026, l'ensemble des entités du Système des Nations Unies en Haïti appellent à des actions concrètes pour assurer pleinement les droits politiques, économiques et sociaux des femmes, conformément au thème de la célébration de cette année : Droits. Justice. Action. Ce thème trouve un écho particulièrement fort en Haïti, dans un contexte où les femmes et les filles demeurent les premières victimes des violences, qu’elles soient sexuelles, physiques ou psychologiques.Le dernier rapport des Nations Unies sur la situation des droits humains en Haïti montre que plus de 8000 incidents de violences basées sur le genre ont été recensés en 2025, dont plus de la moitié relevaient de violences sexuelles, et près des deux tiers constituaient des viols collectifs.Les enfants ne sont pas épargnés. 566 cas de violences sexuelles contre des mineurs ont été documentés, dont 160 cas de viols collectifs.Les femmes et les enfants sont aussi parmi les groupes les plus vulnérables face à l’insécurité alimentaire qui affecte près de 5.7 millions de personnes en Haiti, soit plus de la moitié de la population. L'insécurité alimentaire chez les femmes est aggravée par le manque d'accès à des moyens de subsistance et à des activités génératrices de revenus. Parallèlement, la crise du déplacement interne continue d’aggraver les risques auxquels ces populations sont confrontées. Parmi les plus de 1,4 million de personnes déplacées, 54 % sont des femmes. Les femmes et les enfants restent touchés de manière disproportionnée, représentant plus de la moitié de la population déplacée, ce qui soulève de graves préoccupations en matière de protection de leurs droits.Au-delà des statistiques, ce sont des vies brisées. Des femmes, des mères, des filles, des jeunes, des professionnelles, des commerçantes, des femmes et des filles vivant avec un handicap, toutes confrontées à une violence systémique. Une violence qui appelle des réponses ancrées dans l’État de droit, et des choix pour la justice et des actions collectives fortes, afin de réparer les torts causés, restaurer l’espoir, la dignité et la confiance des femmes et des filles qui ne demandent qu’une chose : vivre en sécurité et exercer pleinement leurs droits.Le Système des Nations Unies, tout en saluant les avancées enregistrées en matière de participation des femmes, et en reconnaissant leur place et leur implication dans les sphères de développement, réaffirme que le thème de cette année – Droits. Justice. Action – doit continuer de résonner en Haïti et faire l’objet d’actions fortes.Les femmes jouent un rôle clé dans la dynamique économique des communautés en Haiti. A cet égard, les actions doivent être conduites avec les femmes, et en accord avec les priorités qu’elles ont définies. Au moment où la sécurité et l’organisation d’élections libres et inclusives s’imposent comme des enjeux nationaux majeurs, les femmes doivent jouer un rôle central dans l’édification d’une société plus sûre, plus juste et démocratique, afin de garantir leur pleine participation à tous les échelons du processus décisionnel. Dans un pays où les femmes continuent d'être sous-représentées dans les sphères publiques et décisionnelles, il est plus que jamais nécessaire de pacifier l’espace politique et de le rendre juste et accessible, d’adopter des politiques et des cadres juridiques inclusifs. C’est à cette condition que pourra être garantie une participation pleine, effective et active des femmes, non seulement dans la vie politique, mais aussi dans toutes les sphères de prise de décision.Pour reprendre les propos du Secrétaire général, nous devons nous attaquer aux lois et aux pratiques discriminatoires pour garantir à toutes les femmes la dignité et la liberté qu’elles méritent et leur offrir les possibilités qui leur sont dues. *** FIN ***
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