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Communiqué de presse
25 août 2021
L'ONU et ses partenaires lancent un appel de 187,3 millions de dollars pour aider Haïti après le tremblement de terre
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Histoire
25 août 2021
Les Haïtiens et Haïti sont au cœur de l’action de l’ONU
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Les objectifs de développement durable en Haïti
Les objectifs de développement durable (ODD), également appelés objectifs globaux, constituent un appel universel à l'action visant à éliminer la pauvreté, à protéger la planète et à garantir à tous les peuples la paix et la prospérité. Ce sont aussi les objectifs de l'ONU en Haïti.
Histoire
30 août 2021
Les Haïtiens et Haïti sont au cœur de l’action de l’ONU
Je tiens à exprimer ma profonde reconnaissance à toutes celles et ceux qui ont été en première ligne pour répondre à la crise en cours en Haïti dès les premiers instants, en premier lieu aux communautés et organisations locales, aux autorités locales, aux services de l’État, déconcentrés et centraux, ainsi qu'aux collègues des Nations Unies, des ONG, du secteur privé et à toutes celles et ceux qui se sont mobilisés, tant au plan national qu’international et qui ont participé et contribué aux efforts de secours jusqu'à présent. Je vous remercie d'avoir répondu si rapidement et généreusement à cette crise.
Nous sommes ici réunis aujourd'hui pour montrer notre soutien et notre solidarité avec le peuple haïtien et avec la population des trois départements durement touchés par le séisme.
Je tiens à souligner le leadership remarquable du gouvernement dans le cadre de la réponse à cette crise, Monsieur le Premier ministre, et notamment celui du département de la protection civile et des ministères et institutions concernés. Malgré les multiples défis auxquels le pays et votre gouvernement font face, les autorités nationales et locales ont été en première ligne pour piloter la réponse.
Nous allons poursuivre et accentuer cette relation de travail étroite. Dans la mise en œuvre de cet appel humanitaire d’urgence, mais également pour les phases suivantes de relèvement et de reconstruction, et prenant en compte les nombreuses leçons apprises de précédentes catastrophes et réponses, notamment du séisme de 2010, il sera fondamental pour nous tous de :
soutenir le leadership national ;
œuvrer dans le cadre d’arrangements de coordination efficaces, tant au niveau national, que départemental et local ; je saisis cette occasion pour souligner encore une fois le remarquable travail de coordination de la Direction générale de la protection civile (DGPC) ;
appuyer les institutions, structures et systèmes nationaux et locaux ;
s’appuyer sur les capacités, l’expertise et les connaissances haïtiennes pour assurer une réponse contextualisée. Hier, j'étais à Maniche. Beaucoup de gens disent que l'aide va arriver : CASEC (Conseil d'administration de la section Communale), ASEC (Assemblée de la section Communale), etc.;
appuyer la production locale et l’économie haïtienne dans le cadre de la réponse et de la reconstruction ;
prendre en compte un certain nombre de dimensions fondamentales dans le cadre de la réponse à cette crise, notamment le rôle essentiel des femmes et des organisations de femmes, le ciblage des personnes les plus vulnérables, y compris des personnes vivant avec des handicaps, ainsi que les besoins de protection.
Ceci m'amène à évoquer le lien entre les acteurs humanitaires et les acteurs du développement en Haïti, qui, pour la plupart d’entre eux, sont d’ailleurs souvent les mêmes. Vous connaissez la nature cyclique des chocs climatiques en Haïti. Nous devons nous appuyer sur les enseignements des crises précédentes et lier la réponse à court terme et urgente aux approches de long terme. Nous devons prendre cela en compte dans tous les domaines de notre programmation, pour éviter une rupture entre les actions d’urgence et les actions de relèvement ; par exemple, dans le domaine des abris provisoires et de la reconstruction des logements. À cet égard, je tiens à saluer l’action du gouvernement, et notamment du Ministère de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE) ainsi que des partenaires, pour la rapidité avec laquelle le processus d’évaluation des besoins de relèvement et de reconstruction a été lancé, à travers le processus de l’évaluation des besoins après une catastrophe (PDNA). Cela devrait permettre de relier efficacement la phase d’urgence et la phase de relèvement.
Je voudrais également profiter de cette occasion pour rappeler qu’il n’est pas impossible d’éviter les désastres. Les désastres que nous qualifions de naturels ne le sont absolument pas. Un risque naturel ne devient un désastre que lorsque les mesures visant à réduire son impact - c’est-à-dire le respect des codes de construction, la planification urbaine, une infrastructure résiliente, des politiques publiques appropriées, etc. - ne sont pas mises en place. Nous ne devons pas nous résigner à ce que les risques naturels se transforment en désastres naturels : ce n’est pas une fatalité. Ce tremblement de terre est un vibrant rappel pour qu’Haïti s’engage encore plus nettement et de manière très volontariste, y compris au niveau du leadership national et sur le long terme, sur l’inclusion des questions de gestion des risques et désastres et de l’adaptation aux changements climatiques dans les priorités nationales.
Pour que l’action humanitaire puisse répondre aux besoins d’urgence, des financements urgents sont nécessaires, d’où le lancement de cet appel d’urgence aujourd’hui. Sans financement, les partenaires humanitaires ne seront pas en mesure de maintenir dans les semaines et mois à venir des interventions essentielles visant à sauver des vies et à aider les gens à se remettre sur pied, notamment en matière d'aide alimentaire, d’appui à la construction d’abris, de fourniture de soins de santé efficaces, de soutien à l’éducation en cette période de rentrée scolaire, de soutien aux moyens de subsistance et de reprise des activités économiques, notamment dans le domaine agricole, pour éviter que les paysans ne manquent une saison agricole ou ne soient forcés de décapitaliser encore davantage.
Malgré la multiplicité des crises de par le monde et malgré la pandémie de Covid-19, qui mettent sous pression les pays donateurs, il reste essentiel d’appuyer Haïti dans le cadre de la réponse à cette crise, qui vient de frapper si durement le pays. Nous remercions les partenaires techniques et financiers pour leur appui et leur générosité.
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Histoire
23 août 2021
La dernière crise est une opportunité pour les Haïtiens de prendre un nouveau départ, a déclaré La vice-secrétaire générale de l'ONU, Amina Mohammed.
La vice-secrétaire générale des Nations Unies, Amina Mohammed, a effectué du 19 au 20 août 2021 une visite en solidarité avec le peuple haïtien, à la suite du tremblement de terre de magnitude 7.2 qui a frappé la péninsule sud d’Haiti le samedi 14 août 2021. Lors de sa mission de deux jours en Haïti, elle a déclaré que la réponse à la crise liée au séisme offre une opportunité de forger une plus grande cohésion nationale et de tracer une nouvelle voie à suivre.
Plus de 2 100 personnes ont été tuées et 10 000 blessées à ce jour. Le séisme a été suivi par la tempête tropicale Grace qui a provoqué des inondations dans les zones touchées. Selon les autorités, environ 600 000 personnes ont besoin d'une aide humanitaire d’urgence.
Au cours de sa mission, Mme Mohammed a rencontré les communautés affectées dans la ville des Cayes endommagée par le séisme. « J'ai vu une fois de plus l'incroyable résilience du peuple haïtien qui a tant souffert et qui est maintenant mobilisé pour soutenir ses voisins et ses communautés au lendemain du séisme » a-t-elle mentionné.
Le 19 août, Mme Mohammed a rencontré le Premier ministre Ariel Henry et des représentants de la société civile. Elle a félicité les autorités pour leurs efforts : « J'ai été particulièrement impressionnée par le travail du COUN – l'Agence de protection civile d'Haïti, qui doit être habilitée à mener une réponse coordonnée. »
Intervenant à une conférence de presse juste avant de s’envoler pour New York, elle a assuré aux Haïtiens que l'ONU reste déterminée à travailler sous la direction des autorités nationales et locales pour aider non seulement à fournir un soutien vital pour la réponse immédiate au séisme, mais aussi pendant la phase de reconstruction.
Mme Mohammed a déclaré qu'il y avait des leçons à tirer du tremblement de terre de 2010 pour faire les choses différemment afin qu'Haïti puisse mieux se relever. Cela, a-t-elle souligné, « nécessitera d'investir dans le développement à long terme et de soutenir le leadership du gouvernement ».
L'administrateur du PNUD, Achim Steiner, a déclaré : « Ce que j'ai vu lors de cette visite est dévastateur – tant de destruction et de souffrance. Et pourtant, en même temps, j'ai vu la solidarité et l'espoir du peuple haïtien face à une telle tragédie. J'ai été ému par la mobilisation des Haïtiens pour soutenir leurs voisins et leur communauté ainsi que par l'engagement des premiers intervenants et des volontaires de la Protection civile du pays au lendemain du tremblement de terre. Haïti a besoin de notre soutien en ce moment critique. Le Programme des Nations Unies pour le développement fera tout son possible pour soutenir le peuple haïtien en cette heure de besoin ainsi que dans la reprise et la reconstruction en cours. »
Madame Amina Mohammed au cours de sa visite a rencontré des représentants de la société civile haïtienne et l’équipe pays des Nations Unies. Elle a formulé des mots d’encouragement à l’endroit des employés nationaux et internationaux qui travaillent aux côtés des institutions nationales pour une meilleure réponse à la crise.
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Histoire
28 juin 2021
Santé des femmes et des adolescentes : les Nations unies contribuent à améliorer la qualité et l’accessibilité des soins dans le Sud et la Grand’Anse d’Haïti.
Daphna, 17 ans, accompagnée de sa petite sœur Chilove, 7 ans, font partie des 150 personnes qui sont venues des quatre coins de la commune pour recevoir des soins dans l’enceinte d’une église d’un hameau des environs de la ville de Côteaux (Sud), transformée pour l’occasion en clinique mobile. L’affluence d’aujourd’hui témoigne du besoin urgent en soins de santé pour la population de cette zone reculée.
« Il nous a fallu une heure de marche pour venir ici » explique la jeune fille qui attend de recevoir une ordonnance médicale pour sa sœur qui a des problèmes de gratelle. Elle explique qu’il leur aurait fallu se rendre au centre de santé de Les Anglais « à plus de deux heures de marche », sans la mise en place de cette clinique mobile. Après avoir consulté un médecin, elles se sont vu remettre un traitement gratuit.
Des services et soins de santé plus disponibles et accessibles
Ce type de clinique mobile est un des nombreux maillons du projet Services de Santé Intégrés pour les Adolescentes et les Femmes (SSIAF) initié à la suite du passage de l’ouragan Matthew en 2016 qui a ravagé le Sud et la Grand-Anse rendant difficile l’accès des populations aux services sociaux de base dont la santé. Ce projet inter-agences des Nations unies (UNFPA, OPS/OMS, UNICEF et ONUSIDA) vise à renforcer l’accès des femmes et des adolescentes aux soins de santé reproductifs et maternels ainsi que d’améliorer les soins de santé et la nutrition des nouveau-nés et des enfants. Depuis 2018, le projet SSIAF apporte son appui au Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) et au Ministère à la Condition Féminine et aux Droits des Femmes (MCFDF), avec le soutien financier d’Affaires mondiales Canada. Les services de santé offerts sont appuyés par le travail des agents de santé communautaire polyvalents (ASCP), spécialisés dans la livraison de services de proximité pour les femmes et enfants en milieu reculé.
Mis en œuvre dans les arrondissements d’Aquin, Chardonnières, Corail et Anse d’Hainault, ce projet contribue entre autres à améliorer l’offre, l’accessibilité et la demande des services de soins de santé sexuelle et reproductive pour les femmes et les adolescentes. Une récente mission conjointe menée en avril dernier, entre les agences onusiennes et leurs partenaires a permis d’évaluer les progrès déjà accomplis par le projet et de recueillir les témoignages de bénéficiaires et de professionnels de santé qui le mettent en œuvre.
Janis, 19 ans, fait partie des 21500 femmes qui ont été prises en charge pendant leur accouchement dans les institutions de santé appuyées par le projet SSIAF depuis 2018. Elle s’est rendue au centre de santé de Les Anglais avec sa mère, Vélienne, 48 ans, qui 19 ans auparavant avait elle aussi accouchée de sa fille dans la même institution.
« J’ai accouché de mes 9 enfants ici dans cet hôpital. L’accueil et les services se sont beaucoup améliorés depuis. De mon temps, il n’y avait pas encore de services de césarienne par exemple ».
Janis a pu bénéficier des services du nouveau bloc opératoire de l’hôpital durant son accouchement. Ce centre fait partie des nombreuses institutions de la région ayant reçu un soutien financier pour renforcer leurs ressources humaines à travers le recrutement de sages-femmes, de médecins et la mise en place de formations sur la prise en charge des mères et des enfants.
« Ma matrone m’a conseillé de venir accoucher ici, parce qu’elle sait que la sage-femme allait prendre soin de moi mais aussi de ma fille », ajoute Janis.
Le soutien apporté au centre de santé de Les Anglais s’est traduit par une augmentation des accouchements institutionnels et une chute considérable des décès maternels et néonataux.
Répondre à la demande des populations plus vulnérables
En octobre 2020, la commune de Beaumont, située dans la Grand’Anse, a connu une remontée de cas de grossesse chez des adolescentes à la suite de violences sexuelles et de rapports consentis non protégés. Un total de 92 cas de grossesses précoces a été répertorié dont 45 liés à une seule école. L’hôpital de Beaumont a pu accompagner la majorité de ces jeunes femmes grâce au don de matériels de consultation prénatale, postnatale et de sages-femmes qualifiées.
« J’ai eu mes quatre consultations prénatales gratuites à l’hôpital. Mon accouchement s’est très bien passé » témoigne Fabiola, 17 ans, mère d’un garçon.
Ketia Lizaire, sage-femme en chef de la maternité de Beaumont, explique qu’avec le support de la direction départementale,« nous effectuons des séances de counseling et nous faisons la prise en charge médicale des survivantes de violence régulièrement».
Le partenariat avec les Unités d’Arrondissement de Santé (UAS) ont permis aux agents de santé communautaires de parcourir régulièrement les zones les plus reculées de la région, afin de sensibiliser les adolescentes et jeunes femmes aux choix de planification familiale disponibles et d’assurer un meilleur accès aux services de santé à la population.
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Histoire
15 juin 2021
De domestique à étudiante : aider les jeunes haïtiennes à sortir de la violence.
PORT-AU-PRINCE, Haïti - Magda*, 11 ans, n'avait que deux ans lorsque sa mère est décédée. Son père, maçon et petit commerçant, a fait de son mieux pour subvenir aux besoins de la famille, mais cela n'a pas suffi : Magda a été envoyée vivre chez une tante lorsque son père n'avait plus les moyens de s'occuper d'elle.
Bien que sa tante l'ait bien traitée, elle a également été forcée de placer Magda en soins alternatifs car il n'y avait pas assez de ressources pour tout le monde. C'est dans cette nouvelle « famille d'accueil » que Magda a commencé à être maltraitée.
« Aller à l'école m'aidera à sortir ma famille de la pauvreté et à devenir un jour médecin. » - Magda*, 11
Traitée comme une domestique à domicile par la famille qui était censée s'occuper d'elle, Magda était forcée de travailler de longues heures pour nettoyer la maison et a souvent été accusée de ne pas en faire assez. Lorsqu'elle ne réussissait pas à «respecter les normes», elle était physiquement et verbalement punie.
Malheureusement, la situation de Magda n'est pas rare. En Haïti, plus de 200 000 enfants vivent en servitude domestique, selon l'UNICEF, et pour la plupart des filles de moins de 15 ans. Bien que les enfants et leurs parents se voient promettre de meilleures conditions de vie, de nourriture, d'éducation et de soins de santé, ces enfants sont fréquemment maltraités et sont davantage vulnérables à l'exploitation sexuelle.
GHESKIO, une organisation soutenue par l'Initiative Spotlight qui fournit des soins de santé et un soutien social et économique aux Haïtiens vivant dans l'extrême pauvreté, a entendu parler de Magda grâce à ses activités de sensibilisation communautaire. «Nous avons pu intervenir et l'amener à parler de ce qu'elle vivait», explique Johanne Landrin, psychologue clinicienne responsable du Programme d'accompagnement pour les adolescentes et les jeunes filles.
Après avoir établi une relation avec l'équipe, Magda a accepté de laisser Mme Landrin parler à son père de sa situation. Son père l'a récupérée dans la famille où elle logeait et aujourd'hui, Magda vit avec une autre tante. « Ma vie est belle maintenant », dit-elle. "GHESKIO m'a aidé à sortir de la maison de cette personne qui me maltraitait et maintenant ma vie est meilleure."
« L'objectif du programme d'accompagnement est d'aider les filles en situation de vulnérabilité à discuter des questions qui les concernent » - Johanne Landrin, psychologue clinicienne de GHESKIO
Les groupes de soutien du GHESKIO ont également permis à Magda d'avoir accès à des conseils, ce qui l'a aidée à surmonter les violences qu'elle a subies. « L'objectif du programme d'accompagnement est d'aider les filles en situation de vulnérabilité à discuter des questions qui les concernent », explique Mme Landrin.
Bien que Magda n'ait pas fréquenté l'école pendant ses huit années de servitude domestique, elle est maintenant sur le point de réaliser ce rêve. GHESKIO l'a référée à un programme de bourses scolaires géré par l'UNFPA en Haïti.
« Je tiens à remercier les personnes qui m'ont permis de recevoir cette bourse, car maintenant je vais à l'école pour la première fois », déclare Magda. « Aller à l'école m'aidera à sortir ma famille de la pauvreté et à devenir un jour médecin. »
Spotlight Initiative travaille avec GHESKIO pour établir un certain nombre d'espaces sûrs en Haïti – des salles au sein d'organisations communautaires où les femmes et les filles victimes de violence peuvent demander des conseils et un soutien confidentiel. Le partenariat renforcera également l'unité violences basées sur le genre (VBG) de GHESKIO, qui assiste actuellement plusieurs centaines de survivantes de violences.
L'Initiative Spotlight a été lancée en Haïti en 2020 et soutient les efforts nationaux pour lutter contre la VBG à travers le Plan national 2017-2027 de lutte contre la violence à l'égard des femmes et des filles. Sous la supervision du Bureau du Coordonnateur Résident des Nations unies en Haïti, le programme est cofinancé par l'Union européenne et les Nations Unies et est réalisé sous la direction des autorités haïtiennes avec l'appui technique des agences des Nations unies.
*Le nom a été changé pour protéger l'identité de la survivante.
Source : https://spotlightinitiative.org/fr/news/de-domestique-etudiante-aider-les-jeunes-haitiennes-sortir-de-la-violence
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Histoire
11 mai 2021
Lancement du processus pour le Cadre intégré national de financement (CINF) du développement durable d’Haïti.
Le ministère de la Planification et de la Coopération externe (MPCE), en collaboration avec le bureau du Coordonnateur résident (RCO) du système des Nations unies en Haïti, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) ont officiellement lancé, le 6 mai 2021 à Port-au-Prince, le processus pour le Cadre intégré national pour le financement (CINF) du développement durable d’Haïti, plus largement connu sous son acronyme anglais INFF.
Le Cadre intégré national de financement pour le développement durable met l’emphase sur l’engagement des parties prenantes gouvernementales dans le cadre d’une approche inclusive qui intègre le secteur privé, le secteur bancaire, les organisations de la société civile, et ce avec le soutien des partenaires techniques et financiers. Il vise à déboucher sur la définition d’un cadre de financement à la mise en œuvre des objectifs de développement durable. Il s’agit d’une méthodologie de priorisation basée sur toutes les sources de financement possibles ainsi que d'une éventuelle réaffectation des dépenses.
« Pour ma part, en tant que Ministre de l’Economie et des Finances (MEF) et Ministre a.i. de la Planification et de la Coopération externe, je m’engage à exercer le leadership requis afin de promouvoir ce cadre et aussi à prendre les mesures qui s’imposent en vue de relever le défi de la mobilisation des ressources internes » a déclaré le Ministre Michel Patrick Boisvert.
Bruno Lemarquis, Coordonnateur résident des Nations unies en Haïti se dit :
« Ravi de voir qu’à travers cette cérémonie, le Gouvernement de la République d’Haïti affirme son engagement à s’approprier cette approche, en y associant toutes les parties prenantes : le gouvernement, le secteur privé, le secteur bancaire, les organisations de la société civile, avec le soutien des partenaires techniques et financiers. Au-delà des projets qui démarrent aujourd’hui, Haïti peut compter sur le soutien de l’ensemble du Système des Nations Unies tout au long de l’initiative CINF ».
Par ailleurs, le Coordonnateur résident du Système des Nations Unies en Haïti, a mis l’emphase sur la perspective de long terme dans laquelle s’inscrit le CINF. Il vise ainsi à s’inscrire dans les politiques et mécanismes déjà existants (PSDH, PREPOC), et proposer des compléments de cadrage politique et règlementaire en phase avec l’Agenda 2030.
La CNUCED est prête à travailler avec les ministères concernés, avec toutes les parties prenantes nationales ainsi qu’avec le bureau du Coordonnateur résident et les partenaires de l’Équipe pays des Nations unies pour assurer la bonne exécution de ce projet.
« Identifier et maximiser les sources de financement du développement constitue un premier pas important. Dans ce partenariat, la CNUCED se concentrera sur l'analyse des différentes sources de financement et leur potentiel, qu’il s’agisse de ressources extérieures ou générées par l'économie nationale. Nous nous attacherons à identifier et mesurer les capacités productives d'Haïti avec le nouvel indice des capacités productives (PCI). » a précisé Isabelle Durant, Secrétaire générale a.i. de la CNUCED.
Le Représentant résident du PNUD pour Haïti, Fernando Hiraldo, qui a présenté l’initiative CINF au public, a mis l’accent de son côté sur la nécessité que tous les acteurs nationaux s’impliquent dans le financement et la réalisation des objectifs de développement durable en Haïti.
« Pour cet exercice, le projet initial sollicitera et encouragera la participation de toutes les parties prenantes du pays, seule condition pour qu’il y ait une réelle appropriation nationale du processus et de son résultat » a-t-il précisé.
Le programme conjoint CINF Haïti fait partie d’un lot de 62 projets similaires financés par le Fonds Commun des Nations Unies pour les ODD avec un financement de plusieurs partenaires bilatéraux et multilatéraux dont l’appui demeure nécessaire pour le succès du CINF. L’initiative des parties prenantes nationales sous la coordination du MPCE sera appuyée dans un premier temps par le PNUD et la CNUCED, sous la coordination du bureau du Coordonnateur résident.
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Communiqué de presse
25 août 2021
L'ONU et ses partenaires lancent un appel de 187,3 millions de dollars pour aider Haïti après le tremblement de terre
Port-au-Prince, 25 août 2021.- Les Nations Unies et leurs partenaires ont lancé aujourd'hui un appel de 187,3 millions de dollars pour fournir l’aide d'urgence à plus de 800 mille personnes touchées par le tremblement de terre de 14 Aout en Haïti, notamment en matière d'abris, d'eau et d'assainissement, de santé d'urgence, de nourriture, de protection et de relèvement rapide.
Un tremblement de terre d'une magnitude de 7,2 a frappé Haïti le 14 août, causant des dommages à grande échelle dans la péninsule sud du pays. Plus de 2 200 personnes ont perdu leur vie et au moins 12 000 personnes ont été blessées. Le tremblement a été suivi par la dépression tropicale Grace qui a provoqué des inondations dans les mêmes régions du pays touchées par le séisme. La situation a également accru le risque d'une nouvelle vague de COVID-19, après les vaccinations COVID-19 vient de commencer en Haïti à la mi-juillet.
L'appel ciblera 500 000 personnes parmi les plus vulnérables des 650 000 personnes identifiées comme ayant besoin d'aide.
Au lendemain de la catastrophe, sous la direction du gouvernement, les partenaires humanitaires locaux et internationaux ont rapidement lancé une opération de secours énorme. Des équipes de recherche et de sauvetage et des équipes médicales essayer de trouver des survivants et de fournir des soins médicaux d'urgence dans les zones les plus difficiles à accéder. Les partenaires ont aussi commencé à fournir de l'eau potable et de la nourriture aux victimes du séisme.
Le Premier Ministre Haïtien, Ariel Henry, a souligné : "Nous avons besoin que les efforts de relèvement et de reconstruction commencent sérieusement et simultanément avec la réponse humanitaire."
Le coordinateur résident et humanitaire des Nations Unies, Bruno Lemarquis, a déclaré : "Haïti et son peuple ont, plus que jamais, besoin de la solidarité du monde entier, en face de multiples crises en même temps. Nous remercions les pays qui ont répondu si rapidement et si généreusement avec du personnel et de l'aide humanitaire et nous espérons qu'ils continueront à le faire. Dans le cadre de cette réponse, en allant vers le relèvement, et en tenant compte des leçons du tremblement de terre de 2010, il sera absolument essentiel de soutenir et d’appuyer le leadership national et aux efforts de coordination, de soutenir les capacités, les systèmes et les acteurs économiques nationaux et locaux, et de profiter des connaissances et l'expertise haïtiennes pour une réponse contextualisée."
"L'ONU et ses partenaires travaillent ensemble avec le gouvernement d'Haïti pour répondre aux besoins urgents des Haïtiens touchés par le tremblement de terre et la dépression tropicale Grace", a déclaré le coordinateur adjoint des secours d'urgence de l'ONU, Ramesh Rajasingham. "Pour ce faire, nous avons besoin d'un financement immédiat".
Il a poursuivi : "Nous avons besoin d'un accès sûr et sans entrave à toutes les personnes dans le besoin. Toutes les parties, y compris les groupes armés, doivent assurer que les organisations humanitaires et les fournitures d'aide ont un accès durable et sûr aux zones touchées."
Une crudescence de la violence liée aux gangs depuis le mois de juin a causé le déplacement d'environ 19 mille personnes dans les zones proches de la capitale, Port-au-Prince, ce qui a rendu difficile l'accès à la péninsule du sud-ouest touchée par le séisme.
L'appel reflète à la fois la sévérité des besoins et les défis logistiques liés à la fourniture d'une réponse humanitaire efficace à grande échelle dans des zones difficiles à atteindre. Les partenaires fourniront des services de base d'urgence, notamment des abris, des services d'eau, d'assainissement et d'hygiène, de santé, d'alimentation, d'éducation et de protection à 500 000 personnes.
Le Fonds Central d'Intervention d'Urgence des Nations Unies (CERF) a mis à disposition 8 millions de dollars pour relancer les activités humanitaires sur le terrain.
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Communiqué de presse
21 août 2021
La vice-secrétaire générale de l'ONU, Amina Mohammed, déclare que la dernière crise est une opportunité pour les Haïtiens de prendre un nouveau départ.
PORT-AU-PRINCE, 20 AOUT 2021 – La vice-secrétaire générale, Amina Mohammed, lors de sa mission de deux jours en Haïti, a déclaré que la réponse à la crise liée au séisme offre une opportunité de forger une plus grande cohésion nationale et de tracer une nouvelle voie à suivre.
Le nombre de personnes touchées continue d'augmenter à la suite du séisme de magnitude 7,2 qui a frappé la péninsule sud d'Haïti le 14 août. Plus de 2 100 personnes ont été tuées et 10 000 blessées à ce jour. Le séisme a été suivi par la tempête tropicale Grace qui a provoqué des inondations dans les zones touchées par le séisme. Selon les autorités, environ 600 000 personnes ont besoin d'une aide humanitaire.
Au cours de sa mission, Mme Mohammed a rencontré les communautés affectées dans la ville des Cayes endommagée par le séisme. « J'ai vu une fois de plus l'incroyable résilience du peuple haïtien qui a tant souffert et qui est maintenant mobilisé pour soutenir ses voisins et ses communautés au lendemain du séisme » a-t-elle mentionné.
Le 19 août, Mme Mohammed a rencontré le Premier ministre Ariel Henry et des représentants de la société civile. Elle a félicité les autorités pour leurs efforts : « J'ai été particulièrement impressionnée par le travail du COUN – l'Agence de protection civile d'Haïti, qui doit être habilitée à mener une réponse coordonnée. »
Lors d'un point de presse aujourd'hui, elle a assuré aux Haïtiens que l'ONU reste déterminée à travailler sous la direction des autorités nationales et locales pour aider non seulement à fournir un soutien vital pour la réponse immédiate au séisme, mais aussi pendant la phase de reconstruction.
Mme Mohammed a déclaré qu'il y avait des leçons à tirer du tremblement de terre de 2010 pour faire les choses différemment afin qu'Haïti puisse mieux se relever. Cela, a-t-elle souligné, « nécessitera d'investir dans le développement à long terme et de soutenir le leadership du gouvernement ».
L'administrateur du PNUD, Achim Steiner, a déclaré : « Ce que j'ai vu lors de cette visite est dévastateur – tant de destruction et de souffrance. Et pourtant, en même temps, j'ai vu la solidarité et l'espoir du peuple haïtien face à une telle tragédie. J'ai été ému par la mobilisation des Haïtiens pour soutenir leurs voisins et leur communauté ainsi que par l'engagement des premiers intervenants et des volontaires de la Protection civile du pays au lendemain du tremblement de terre. Haïti a besoin de notre soutien en ce moment critique. Le Programme des Nations Unies pour le développement fera tout son possible pour soutenir le peuple haïtien en cette heure de besoin ainsi que dans la reprise et la reconstruction en cours. »
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Communiqué de presse
13 août 2021
Participation d’Haïti au pré-sommet sur les systèmes alimentaires, tenu à Rome du 26 au 28 juillet 2021.
Port-au-Prince, 13 Août 2021.-
Dans le cadre de la décennie d’action pour la réalisation des objectifs de développement durable (ODD), le Secrétaire Général des Nations Unies, convoquera en septembre 2021, le Sommet sur les Systèmes Alimentaires en vue de l’adoption de mesures pouvant permettre aux gouvernements de tirer parti des 17 ODD pour la mise en place de systèmes alimentaires plus sains, plus durables et équitables.
Du 26 au 28 juillet 2021, Haïti a pris part au pré-sommet tenu à Rome, avec l’appui du Système des Nations Unies en Haïti dont le Bureau du Coordonnateur Résident, la FAO, le PAM, l’UNICEF et d’autres Partenaires Techniques et Financiers tels que l’Union Européenne et l’Ambassade de Suisse.
Représenté par l’Ingénieur Agronome Harmel CAZEAU, Coordonnateur de la Coordination Nationale de la Sécurité Alimentaire (CNSA), la participation d’Haïti à ce dialogue mondial est fortement soutenue par les résultats des multiples concertations réalisées au niveau départemental et national auprès de nombreuses parties prenantes notamment des acteurs des chaines de valeurs agricoles (production, commercialisation, consommation, exportateurs, etc.), des universités, du secteur privé, du monde académique et de la société civile (organisation de femmes, des jeunes etc.).
Les objectifs poursuivis par ce sommet concernent notamment le besoin urgent de transformation des systèmes alimentaires caractérisé par l’adoption de mesures politiques, institutionnelles et légales courageuses et innovantes ainsi que la recherche d’engagements multi-acteurs consistant à garantir l’accès de tous à des aliments sains et nutritifs ; passer à des modes de consommation durables ; stimuler une production respectueuse de la nature ; promouvoir des moyens de subsistance équitables ; et renforcer la résilience aux vulnérabilités, au chocs et aux stress. Tout ceci en vue d’accélérer l’atteinte des ODD à l’horizon 2030 tout en ne laissant personne de côté.
Pour Haïti, ce sommet présente une occasion exceptionnelle de réfléchir ensemble sur les systèmes alimentaires qui sont nécessaires pour apporter une contribution à l’atteinte des ODD. Il permettra aux autorités et aux autres parties prenantes de prendre conscience de la nécessité de mettre en place des mécanismes pour une mise en œuvre coordonnée des directives établies dans la Politique et Stratégie Nationales de Souveraineté, de Sécurité Alimentaire et de Nutrition en Haiti (PSNSSANH) tout en renforçant les engagements sectoriels et communautaires pris lors des concertations réalisées dans le cadre des préparatifs.
A date, une vingtaine de concertations sont déjà réalisées au niveau des départements et communes avec la participation active des différents secteurs et des groupes organisés : santé, éducation, agriculteurs, groupes de jeunes et de femmes, groupes de consommateurs, groupes de commerçants. D’autres concertations thématiques virtuelles et présentielles seront organisées avec les experts, le secteur privé et des acteurs étatiques et non étatiques pour parachever la feuille de route et les engagements qui seront pris.
Dans cette perspective, la Déclaration du Gouvernement d’Haïti lors du Sommet de septembre mettra l’accent sur les pistes d’actions prioritaires basées sur les cinq piliers de transformation des systèmes alimentaires en adéquation avec les mesures déjà identifiées dans la PSNSSANH.
Des coalitions émergentes ont été identifiées portant sur les actions suivantes :
L’action sur la nutrition et faim zéro ;
L’alimentation scolaire ;
Les pertes de gaspillages alimentaires ;
L’agroécologie, les systèmes alimentaires et l’élevage durable ;
L’alimentaire aquatique ;
Le travail et les revenus décents ;
La résilience.
Selon Monsieur CAZEAU, « le pré-sommet est une réussite tant il est riche en termes de propositions d’actions, d’engagements et de prise de conscience pour des systèmes alimentaires transformés et améliorés à travers le monde ». De ce point de vue, Haïti va nécessairement tirer son épingle du jeu à travers les coalitions émergentes.
Pour sa part, le Système des Nations Unies en Haïti réaffirme son engagement à continuer à appuyer les efforts du gouvernement haïtien dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030 notamment l’institutionnalisation des politiques publiques dont la PSNSSANH et leur alignement par rapport aux ODD. Cet engagement s’inscrit dans l’appel du Secrétariat Général lors de l’ouverture du pré-sommet : « Nous pouvons définir la portée de notre ambition collective et renforcer nos efforts pour atteindre les 17 ODD en transformant nos systèmes alimentaires (…). Votre leadership contribuera à donner le ton à la Décennie d'actions(s) et à une reprise équitable et durable après COVID-19 ».
En vue de préparer sa participation au sommet de septembre, Haïti poursuit les concertations sous le leadership de la CNSA, point focal du ministère de l’Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement Rural (MARNDR) avec l’appui technique des Nations Unies en Haiti et d’autres partenaires techniques et financiers.
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Communiqué de presse
11 août 2021
Journée internationale de la jeunesse 2021: Miser sur l’innovation des jeunes pour améliorer la santé humaine et celle de la planète.
Port-au-Prince, le 12 août 2021.- « Transformer les systèmes alimentaires : les innovations des jeunes pour la santé humaine et celle de notre planète » est le thème retenu par les Nations Unies pour la Journée internationale de la jeunesse. Ce thème va en droite ligne avec la résolution de l’Assemblée Générale lors de l’adoption de cette journée à savoir, attirer l’attention de la communauté internationale sur les problèmes de la jeunesse et célébrer le potentiel d’innovation des jeunes en tant qu’acteurs et actrices de changement.
Le succès d'un tel effort mondial ne peut être pas atteint sans la participation significative des jeunes et l’investissement dans le dividende démographique. L’engagement et l’innovation des jeunes dans tous les secteurs, particulièrement dans la transformation des systèmes alimentaires est un facteur clé pour y arriver.
En Haïti, plus de la moitié de la population a moins de 21 ans (source : EMMUS VI-2017). Aucune initiative de développement durable ou de transformation de la société ne saurait réussir sans l’implication des jeunes. Par le biais de l'éducation, de l'engagement, de l'innovation et des solutions entrepreneuriales, les jeunes Haïtiens et Haïtiennes peuvent contribuer à faire la différence. Toutefois, le contexte difficile dans lequel une grande majorité évolue, tend à freiner leur élan. Des milliers de jeunes sont obligées d’abandonner leur quartier à cause des violences de groupes armés. Beaucoup de jeunes n’ont pas accès à l’éducation ou sont au chômage. Parmi les 4.4 millions de personnes en situation d’insécurité alimentaire en 2021, une bonne partie sont des jeunes. Les jeunes filles et les jeunes femmes sont les plus touchées par cette situation complexe. Près de 21% des filles de 19 ans sont déjà mères ou enceintes.
« Les jeunes ont un rôle moteur à jouer pour trouver des solutions et doivent donc avoir voix au chapitre, y compris dans les processus d’élaboration des politiques aux niveaux local, national et mondial. » a déclaré le Secrétaire général, Antonio Guterres. Ainsi, devons-nous multiplier les efforts pour promouvoir ensemble un développement inclusif, équitable et durable pour toutes et tous, ne laissant personne de côté.
Dans cette perspective, les Nations Unies en Haïti lancent un appel à toutes les parties prenantes (gouvernement, société civile, secteur privé, monde académique) pour favoriser un cadre approprié qui permettra aux jeunes de développer leur potentiel au bénéfice du développement durable. Les parties prenantes doivent poursuivre leurs efforts dans le renforcement de leurs capacités économiques, l’accès à l’emploi décent, l’accès à la bonne nutrition, l’accès aux services essentiels y compris la santé, et le soutien de leur implication dans l’action climatique et la protection de la biodiversité. Investir dans la transformation et la création d’emploi dans les systèmes agro-alimentaires constitue une bonne option. C’est seulement ainsi qu’on arrivera à une société prospère avec les jeunes, par les jeunes et pour tout le monde.
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Communiqué de presse
06 juin 2021
Les Nations Unies sont profondément préoccupées par l’impact de la recrudescence de la violence sur les populations civiles
Port-au-Prince, Haïti, 5 juin 2021 – Alors qu’Haïti fait face à une forte résurgence de la COVID-19, les affrontements violents entre gangs rivaux de la zone métropolitaine de Port-au-Prince se font de plus en plus fréquents, avec des conséquences dramatiques sur les populations civiles. Ces graves incidents, recensés notamment à Martissant, Cité-Soleil et Bel Air, font de nombreux morts et blessés. Ils contraignent également des centaines de familles à fuir leur domicile pour assurer leur sécurité.
Cette semaine, de nombreuses personnes ont été contraintes de quitter leur domicile à la suite d'affrontements entre gangs dans les quartiers de Martissant et Fontamara. Par ailleurs deux cents foyers se sont récemment retrouvés sans abri et ont perdu tous leurs biens à la suite d’un incendie – dont l'origine est encore inconnue – qui a dévasté le site de Toussaint Brave dans la commune de Delmas le 1er juin. Toutes ces personnes ont un besoin immédiat d'assistance, notamment d'abris, de vêtements, de nourriture et d'eau.
Ces incidents s'inscrivent dans le sillage d'autres déplacements forcés de populations. En août 2020, plus de 1000 personnes du quartier de Bel Air, dont les maisons et commerces avaient été incendiés par des gangs, ont été contraintes de se réfugier dans quatre sites peu propices à leur accueil. En mars 2021, près de 2500 personnes ont dû fuir leurs maisons à Tabarre Issa en raison d'attaques orchestrées avec des gangs.
Pour porter assistance aux personnes affectées par ces violences, le Coordinateur Humanitaire des Nations Unies en Haïti, Bruno Lemarquis, « rappelle que la protection des populations est une priorité, considère essentiel que les acteurs humanitaires jouissent d’un accès sans entrave aux personnes déplacées afin de leur fournir l'assistance dont elles ont si désespérément besoin et appelle les autorités à assurer la sécurité du personnel humanitaire, qui fournit une assistance essentielle à ces populations dans le besoin ». L'accès à la santé, à l'éducation et aux autres services de base doit être rétabli sans délai, tout comme la liberté de mouvement.
La communauté humanitaire est entièrement mobilisée pour appuyer les autorités nationales et municipales, ainsi les acteurs locaux qui font preuve d’une grande solidarité communautaire, dans la provision d’une assistance immédiate à ces populations et l’élaboration de solutions de relocalisation lorsque nécessaire et possible.
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